Plateforme agroenvironnementale REPA

La pollution chimique et microbiologique provenant des productions animales représente des risques importants pour la qualité de l’air, de l’eau, du sol et la santé humaine. Les gouvernements provinciaux de l’Est du Canada ont donc émis des règlements très stricts auxquels ce secteur devra s’adapter s’il veut poursuivre son développement. Une approche interdisciplinaire et une action concertée entre les producteurs et les chercheurs est donc essentielle. La plateforme REPA (recherche environnementale et production animale), fruit de cette concertation, disposera de quatre modules de confinement versatiles pour reproduire, à une échelle réduite et dans un environnement contrôlé, le cycle de vie des conduites d’élevage novatrices. Ces technologies plus respectueuses de l’environnement seront ensuite mises à l’échelle dans des vitrines gérées par les producteurs.

 

Les modules de confinement font partie de la section de biosécurité de niveau II de la plateforme. L’environnement animal peut être modifié à volonté à l’aide de planchers mobiles comprenant des prototypes innovateurs de traitement des rejets ou qui reproduisent les conditions commerciales d’élevage (figure ci-dessous).

 

 

 

Il est possible ensuite de tester un vaccin, un probiotique, un prébiotique ou un nutriment dans des conditions de bien-être optimal ou de stress en introduisant un pathogène de niveau II dans l’environnement animal (figure ci-dessous).

 

 

Laboratoires de la plateforme:

La plateforme facilitera les collaborations entre les laboratoires de recherche en agroenvironnement, santé animale, salubrité des viandes, chimie des sols, qualité de l'eau, génie de l’environnement–traitement des eaux usées, pollution atmosphérique-olfactométrie et Interface sol-atmosphère.

 

Un laboratoire vétérinaire en agroenvironnement sera situé dans l’infrastructure de la plateforme pour centraliser toutes les prises d’échantillons. Ce laboratoire collabore présentement avec le service de diagnostique de la FMV afin de mettre au point des marqueurs du statut alimentaire en antioxydants pour réduire l’utilisation de certains métaux lourds. Les niveaux très importants de cuivre et de zinc et bientôt de chrome utilisés en production porcine se retrouvent invariablement dans les rejets où ils mettent en péril la qualité des sols.

 

Directeur scientifique : Vincent Girard

Professeur au département de biomédecine vétérinaire.

couriel:v.girard@umontreal.ca

Téléphone : (450) 773-8521, poste 1-8608

ou pour l’Ile de Montréal : (514) 345-8521, poste 1-8608

Télécopieur : (450) 778-8109