Hôpital des animaux de compagnie
Service de médecine zoologique (SMZ)

Clinique des oiseaux de proie (COP)





Santé animale

Que faire si vous trouvez un oiseau de proie

Les oiseaux de proie sont protégés par une loi provinciale et ils sont à déclaration obligatoire. Un oiseau de proie trouvé mort ou vivant doit donc être déclaré à un agent de protection de la faune ou à un centre détenteur d’un permis de réhabilitation.
A) Assurez-vous qu’il s’agit bien d’un oiseau de proie (taille, forme du bec et des serres, couleur des yeux/pattes/plumage) qui a besoin d’aide. Les jeunes en duvet devraient être laissés là où ils se trouvent, car il est fréquent qu’ils quittent le nid avant de bien voler. Leurs parents veillent alors sur eux, mais peuvent ne pas être visibles du fait de votre présence.

B) S’il s’agit d’un oiseau mort, contacter la Centrale de signalement au 1-877-644-4545.
Si l’oiseau est vivant et n’est pas capturé, munissez-vous de bons gants et utilisez une grande couverture pour le capturer.  Déposez ensuite l’oiseau dans une boîte de carton ou un contenant de plastique perforé dont le fond est recouvert de papier déchiqueté. Placez la boîte ou le contenant dans un endroit calme et tempéré (20-25° C) tel un garage ou une remise. S’il vous est impossible de capturer l’oiseau, contactez la Centrale de signalement au 1-877-644-4545.

C) Apportez l’oiseau à un point de chute reconnu ou encore mieux directement à la Clinique des oiseaux de proie. S’il vous est impossible de vous déplacez, contactez la Centrale de signalement au 1-877-644-4545.

Réhabilitation d'un oiseau de proie

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A) Découverte d’un oiseau de proie


Victimes d'un déversement

Nettoyage
après un
déversement

Volière de
réhabilitation

Oiseau relâché
dans la nature

La découverte d’un oiseau de proie est généralement attribuée à une blessure. Les causes de blessures des oiseaux de proie sont le plus souvent directement ou indirectement liées aux activités humaines.  Les causes les plus fréquentes d’admission à la COP sont :

  • le kidnapping (oisillons en apprentissage de vol que les gens bien-intentionnés capturent) ;
  • les collisions (véhicules, fenêtre, fil électrique, clôture) ;
  • le braconnage ou le prélèvement accidentel (piégeage, tirés au fusil) ;
  • la destruction d’un nid ;
  • l’électrocution.

La découverte d’un jeune oiseau de proie est souvent due au fait que ce dernier est inexpérimenté ou en voie de devenir autonome. Si le jeune oiseau ne présente pas de blessure évidente, la meilleure approche consiste à le laisser là où il est. Ses parents sont certainement dans les environs, mais peuvent ne pas être visibles du fait de votre présence.

B) Capture

Les oiseaux de proie peuvent être capturés par un bon samaritain (voir la section Que faire si vous trouvez un oiseau de proie ci-dessus ) ou encore un agent de protection de la faune.

Les oiseaux de proie sont protégés par une loi provinciale. Il est illégal pour qui que ce soit dépourvu d’un permis d’en garder un en sa possession. Qu’il soit mort ou vivant, un oiseau de proie doit être déclaré à un agent de protection de la faune ou un centre détenteur d’un permis de réhabilitation.

C) Acheminement à la COP

Les oiseaux de proie blessés sont acheminés à la COP par les bons samaritains qui les ont trouvés ou par les agents de protection de la faune. Dans tous les cas, l’idéal est que l’oiseau puisse être évalué dans les 24 heures suivant sa découverte.

Évaluation médicale et soins associés

À son admission à la COP, l’oiseau est examiné et reçoit les soins nécessaires selon son état (chaleur, réhydratation, nettoyage de plaie, pansement, bandage d’immobilisation, médicaments). Lorsque l’état de l’oiseau est stable, des radiographies, prises de sang, analyse de selles, endoscopie peuvent être réalisés pour préciser les causes associées à la découverte de l’oiseau. En cas de fracture, une intervention chirurgicale peut être faite pour assurer une bonne guérison osseuse.

Convalescence

La convalescence d’un oiseau suite à son admission à la Clinique des oiseaux de proie (COP) peut durer de 1 jour à 1 an. La qualité des installations est alors capitale pour éviter les problèmes secondaires liés à la garde en captivité prolongée (refus de s’alimenter, pododermatite ou inflammation des pieds, plaies au poignets, dommages aux plumes, infections respiratoires, etc.).

Conditionnement physique

Après plusieurs semaines de convalescence en cage, l’oiseau doit retrouver sa forme physique. En effet, pour réussir à capturer leurs proies, ces chasseurs du ciel ont besoin de voler de manière impeccable et d'être bien entraînés faute de quoi, c'est la mort assurée ! C'est pourquoi la dernière étape de la réhabilitation consiste à faire voler les oiseaux dans de grandes volières extérieures. Pendant cette période cruciale, l'oiseau se réadapte à la température extérieur et retrouve ses capacités de vol.

Remise en liberté

Le but ultime de la réhabilitation est la remise en liberté de l'oiseau. Il faut donc choisir le moment (l'oiseau doit être prêt), l'habitat, la saison (certains oiseaux migrateurs ne survivent pas à nos hivers) et les conditions météorologiques (on évite l'orage électrique, le verglas ou le froid intense) appropriées.

Tous les oiseaux de proie remis en liberté après avoir été réhabilités sont identifiés par une bague métallique à la patte. Ces bagues proviennent du Bureau de baguage des oiseaux du Service canadien de la faune d'Environnement Canada et le numéro inscrit sur la bague est unique en Amérique du Nord.

 

 

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