Quelles en sont les applications ?
|

Cavités nasales |

Rhinite (aspergillose) |

Infection de l'oreille interne |

Fracture traumatique |

Tumeurs osseuses ou des tissus mous |

Tumeur du cerveau |

Tumeur du cerveau |
|
- Colonne vertébrale
- Tumeurs osseuses
- Tumeurs paraspinales : méningiomes, tumeurs des gaines nerveuses, sarcomes infiltrants
- Fractures
- Hernies discales :
- Avec ou sans myélographie
- Particulièrement intéressant lors d’hernies aiguës chez les chiens chondrodystrophiques.
- Discospondylite
|
 |

Hernie discale type I |
- Thorax
- Masses pulmonaires
- Détection de métastases pulmonaires et de lymphadénopathie
- Masses de la cavité pleurale et de la paroi thoracique (côtes)
- Détection de corps étranger
- Évaluation de pathologies pulmonaires atypiques
- Évaluation angiographique :
- Thromboembolies pulmonaires
- Anomalies vasculaires congénitales
- Anévrismes
|

Métastase pulmonaire |

Néoplasme pulmonaire primaire |
- Abdomen
- Bilan d’extension de processus néoplasique
- Masses intrapelviennes ou difficilement accessibles par échographie
- Pancréatites sévères
- Thromboses
- Shunts portosystémiques
- Uretères ectopiques, via urographie excrétrice
- Masses de la paroi abdominale
|

Masse et nodules hépatiques |
- Membres thoraciques et pelviens
- Coude : OCD, fragmentation du processus coronoïde médial, incongruité articulaire
- OCD : épaule, tarse, genou
- Fractures complexes et articulaires
- Tumeurs osseuses ou des tissus mous : bilan d’extension
- Tumeurs des gaines nerveuses priphériques
- Dysplasie coxofémorale : outil de recherche
|

OCD |
- Région cervicale
- Masses et abcès ne pouvant être complètement évalués à l’échographie
- Corps étranger
- Tumeurs (glandes salivaires et thyroïde principalement)
En quoi consiste un examen tomographique ?
L’examen au CT nécessite une anesthésie générale de courte durée, afin de bien positionner le patient et le maintenir parfaitement immobile pour toute la durée de l’acquisition d’images. Généralement, 2 séries tomographiques sont effectuées : l'une précédant et l'autre suivant l'injection intra-veineuse d’un milieu de contraste iodé. Ces séquences de balayage radiographique (« scans ») durent de 10 à 60 secondes, selon la longueur de la structure évaluée et le mode d'acquisition. Dans certains cas, des aspirations à l’aiguille fine ou biopsies guidées par imagerie peuvent s’ajouter à la procédure afin de compléter le diagnostic. L’examen dure donc au total entre 15 et 60 minutes, selon le nombre d’interventions et le nombre et la durée des acquisitions. Étant donné l’émission importante de radiation ionisante (rayons x) lors de l'examen, les principes de radio-protection doivent être suivis à la lettre.
Par ailleurs, la complexité de l’équipement et des structures évaluées nécessite des connaissances approfondies, non seulement pour l’acquisition d’images, mais également pour leur interprétation. Au CHUV, une équipe de radio-technologues et radiologistes spécialement formés permet d’optimiser l’examen tomographique et d'en tirer un maximum d'informations cliniques. |

Anesthésie du patient

Contrôle du tomographe
|
Quelles sont les limites de la tomodensitométrie ?
Malgré ses nombreux avantages, l’examen tomographique comporte certaines limites d’un point de vue diagnostic. La qualité des images, et conséquemment l’utilité diagnostique, est optimale dans les régions à bon contraste de densité. Ainsi, l’analyse de pathologies impliquant les tissus mous uniquement, comme l’évaluation du cerveau, est moins bonne par rapport à la résonance magnétique (IRM). de même, certains artéfacts difficilement contrôlables, comme le durcissement du faisceau ou « beam hardening », peuvent nuire à l’évaluation de certaines régions anatomiques, comme par exemple la fosse cérébrale caudale où se trouvent le cervelet et une partie du tronc cérébral. La présence de métal dans la région d’intérêt peut également nuire à la qualité des images. Finalement, des artéfacts reliés à la « mécanique » du système ou à la technique d’acquisition des images peuvent engendrer de faux diagnostics ! Mentionnons, le mouvement chez les patients lors du scan (respiration, etc.), qui peut provoquer un flou significatif. Les tomographes hélicoïdaux à balayage rapide permettent de limiter l’impact de cet artéfact.
Par ailleurs, l’épaisseur de tranche tomographique choisie influence la capacité à distinguer les petites structures. En effet, chaque tranche d’épaisseur donnée (1 à 10 mm) est projetée sur l’écran après avoir été électroniquement aplatie. Autrement dit, la densité de chaque tissu compris dans une même couche est additionnée et la moyenne détermine le niveau de gris affiché sur l’image (« slice thickness ou «partial volume averaging »). Ainsi, un nodule pulmonaire de 3 mm contenu dans une tranche de 10 mm de poumon, et accolé à un vaisseau de 6 mm de diamètre (aussi compris dans la même tranche), risque d’être camouflé ! Le même nodule contenu dans une tranche de 4 mm sera beaucoup plus facile à percevoir!
| Ce même principe s’applique lors de la sélection de la résolution de la matrice, qui détermine la hauteur et la largeur des pixels (« picture elements »). Une matrice à haute résolution contenant un grand nombre de petits pixels, fournira un meilleur détail des structures scannées. |
 |
| Comme chaque pixel représente en fait un voxel (« volume element ») aplati, donc directement lié à l’épaisseur de tranche, il est facile de comprendre que la grosseur et la forme de ces voxels déterminent la résolution spatiale (définition), donc la capacité à différencier les petites structures et à détecter les petites lésions. |
 |
L’évolution technologique a permis la création de tomographes plus performants jouissant de vitesses de balayage rapides avec la capacité d’obtenir des tranches de 1 mm, ainsi qu’une plus grande sensibilité des détecteurs, permettant des examens de courte durée et à plus hautes résolutions spatiales (définition) et de contraste (capacité de distinguer les tissus de densité similaire, ex. cerveau). Les protocoles de tomodensitométrie varient d’une région anatomique à l’autre, en fonction des pathologies recherchées.
Page 1, 2
|