Chaire de recherche en salubrité des viandes
Université de Montréal

Projet international au Vietnam

Directeur du projet : Dr Sylvain Quessy

Co-directrice du projet : Dre Ann Letellier

Article du Journal de l’Université de Montréal sur le projet Vietnam

Clip télévisé publicitaire vietnamien

Certification de 14 entreprises agricoles

Bilan final du projet

Amélioration de la salubrité et de la qualité des aliments

Le développement de la qualité des aliments et des produits agricoles et le contrôle de projet (FAPQDCP) était un projet au Vietnam de cinq ans (2008-2013) financé par l’Agence canadienne de développement international (ACDI) et mis en œuvre par NAFIQAD / MARD en collaboration avec le ministère de la santé, le ministère de la science et de la technologie, et d’autres intervenants, avec le soutien de partenaires canadiens. Le projet FAPQDCP vise à améliorer la qualité, la sécurité et la possibilité de commercialisation des produits alimentaires et de l’agriculture à travers le renforcement des systèmes de production, de traitement et de contrôle de la qualité. L’approche globale du projet FAPQDCP est basée sur une stratégie à quatre volets.

  1. Le développement de bonnes pratiques de production (BPPs) dans toutes les étapes du continuum de la production alimentaire (fruits, légumes, volailles et porc), c’est-à-dire, une approche «de la ferme à la table».
  2. L’expérimentation/Validation des nouvelles BPPs dans le contexte vietnamien.
  3. Appuyer l’application et le suivi des normes actuelles des Vietnamiens, ainsi que l’élaboration de nouvelles normes de qualité basées sur les patrons des BPPs développés par le projet.
  4. Des activités de communication, d’image de marque et de commercialisation permettent d’assurer que les agriculteurs, les coopératives et les autres sociétés qui produisent en vertu de la nouvelle certification recevront une prime qui couvrira les frais de fonctionnement sous les patrons des BPPs et génèreront des avantages supplémentaires.

En savoir plus : http://www.thucphamantoanviet.vn/?set_language=en&cl=en


Caractérisation du risque chez l’humain de Salmonella Enteritidis associé au poulet de chair

PROBLÉMATIQUE : L’électrophorèse à champ pulsé (PFGE) à deux enzymes, telle que recommandée par le Center for Disease Control est actuellement utilisée pour caractériser les souches de Salmonella Enteritidis (SE) isolées au Canada dans le cadre de divers programmes de surveillance. Cependant, de nouvelles techniques moléculaires de plus grande sensibilité sont actuellement essayées pour cette bactérie. Plus particulièrement, différents organismes gouvernementaux sont en train de valider le test d’analyse de plusieurs locus VNTR (« Variable Number of Tandem Repeats » ou “Répétition en Tandem Polymorphe”) ou encore MLVA. Dernièrement un article mentionnait qu’un PFGE à trois enzymes aurait la sensibilité nécessaire pour distinguer les différentes isolats de SE (référence).

HYPOTHÈSE : Le PFGE à trois enzymes est suffisamment discriminant pour caractériser les souches de SE et permettra de mettre en évidence les liens génétiques entre les souches issues de poussins d’origine américaine et celles isolées d’abattoirs et éventuellement de cas humains.

OBJECTIFS :

  • Faire la comparaison de deux techniques de caractérisation; le PFGE à 3 enzymes et le PFGE à 2 enzymes et leur capacité à distinguer les différents isolats de Salmonella Enteritidis.
  • Vérifier si des liens génétiques existent entre des souches d’origines différentes dans une région géographique donnée.

Étudiant

Man Ha Anh NGUYEN, maitrise, 2012 (lien vers Papyrus à venir), directrice Martine Boulianne, codirecteur Philippe Fravalo


Quantification des entérotoxines de Staphylocoques dans les viandes de bœuf et de porc par HPLC-ESI/MS/MS

Les entérotoxines sont responsables d´une grande majorité des toxi-infections alimentaires, conséquence directe de leurs présences dans les aliments ingérés. Il est donc important de les détecter et de les quantifier sélectivement afin de déterminer la sécurité des aliments. Les entérotoxines staphylococciques A, B, C, D et E (poids moléculaire compris entre 28000 et 25000 Da) sont des entérotoxines produites par le staphylocoque aureus. Généralement la détection d´entérotoxine est faite en utilisant des kits immunoenzymatiques (ELISA) permettant la détection rapide des toxines dans les aliments incriminés. Par contre les méthodes ELISA sont souvent peu sélectives et des résultats faux positifs sont courants.

Le projet de recherche proposé inclut le développement et la validation d’une méthode d’analyse unifiée des entérotoxines staphylococciques A, B, C, D et E utilisant une technique de calibration in situ combinée au marquage isotopique isobarique (iTRAQ 4 ou 8 plex) et des analyses par HPLC-ESI/MS/MS. La spectrométrie de masse offre une très grande sélectivité, sensibilité et permet la caractérisation moléculaire de la toxine. Suivant le développement de la méthode analytique, une validation complète, incluant des évaluations du recouvrement, de la précision, de l´exactitude, de la sensibilité, de la sélectivité, et de la reproductivité de la méthode analytique développée. Ensuite cette nouvelle méthode sera introduite dans un laboratoire de référence canadien et vietnamien.

Étudiant

Khanh Dang Bao, maitrise, 2012, directeur Francis Beaudry, codirectrice Ann Letellier


Prévalence et facteurs de risque pour l’utilisation d’antibiotiques dans les élevages de poulets au Vietnam

PROBLÉMATIQUE : Au Vietnam, la présence de résidus d’antibiotiques dans les produits de volaille représente un risque potentiel pour la santé publique et une limite à l’exportation qu’il convient de mieux décrire et contrôler. Ce projet permettra de jeter les bases pour la surveillance et le contrôle de cette problématique.

OBJECTIFS : Ce projet de recherche vise donc à définir un indicateur de performance pour une évaluation valide de la présence de résidus d’antibiotiques dans les produits de volailles, et à évaluer les facteurs de variation de cet indicateur.

Étudiant

Hang Thi Viet Nguyen, maitrise, 2014, directrice Julie Arseneault, codirectrice Denise Bélanger


Évaluation de l’efficacité de pesticides conventionnels et biologiques à réduire certaines contaminations bactériennes

PROBLÉMATIQUE : Les résidus de pesticides retrouvés dans les aliments, principalement les fruits et légumes notamment au Vietnam, mais aussi dans d’autres pays, sont préoccupants dans un contexte de santé publique. De plus, les consommateurs sont de plus en plus exigeants par rapport à la salubrité des aliments qu’ils consomment, ce qui nécessite l’élaboration de nouvelles approches, plus naturelles.

HYPOTHÈSE : L’usage des pesticides conventionnels a un impact sur la salubrité (présence de résidus) des légumes à feuilles alors que des approches plus naturelles, tel l’usage du BT (Bacillus), permettent tout en étant efficaces à réduire les maladies, de lutter contre la présence des entérobactéries.

OBJECTIFS : De façon générale, ce projet vise à comparer et à évaluer l’efficacité des pesticides conventionnels et les approches de lutte biologique, notamment l’usage du BT, à lutter contre la présence des entérobactéries sur les légumes à feuilles. Les objectifs spécifiques sont : 1) sélectionner les pesticides conventionnels et biologiques d’intérêt pour les légumes feuilles, 2) élaborer le modèle expérimental en serre au Québec afin de tester les diverses approches, 3) quantifier les entérobactéries post-traitement afin d’évaluer l’efficacité des approches à réduire la contamination, 4) quantifier les résidus de pesticides sur le légume à feuille à différents temps, 5) définir la stratégie naturelle la plus efficace pour réduire le risque de résidus et la contamination bactérienne, 6) appliquer le modèle dans le contexte vietnamien par la mise en place d’un projet pilote.

Étudiant

Thi Phuong Hoa TRAN, maitrise, 2012, directrice Ann Letellier, codirecteurs Caroline Côté et Francis Beaudry


Caractérisation de souches d’Escherichia coli isolées à partir d’échantillons d’eau, de fèces et de carcasses de porcs et de poulets au Vietnam

PROBLÉMATIQUE : De nombreux Escherichia coli font partie intégrante de la microflore intestinale des animaux et des humains, ne causant pas nécessairement la maladie. Cependant, certaines souches sont associées à la maladie chez l’humain et l’animal et peuvent être reliées à des maladies d’origine alimentaire. Parmi ces souches, nous retrouvons quatre grandes catégories : les E. coli producteurs de toxine Shiga (STEC), les E. coli entéropathogènes (EPEC), les E. coli entérotoxinogènes (ETEC) et les E. coli pathogènes extra-intestinaux (ExPEC).

HYPOTHÈSE : Certains E. coli retrouvés chez le porc et le poulet d’élevage peuvent être potentiellement zoonotiques en raison de la contamination par la viande et les produits d’origine animale destinés à la consommation humaine.

OBJECTIFS : Nous avons comme objectifs d’évaluer la prévalence des STEC, EPEC, ETEC et ExPEC chez le porc et le poulet d’élevage au Vietnam, de détecter les gènes de virulence et de caractériser de façon exhaustive les souches pathogènes par sérotypage, génotypage, et pour les patrons de résistance antimicrobienne.

Étudiant

Thu Minh PHAM, maitrise, 2014, directeur John Fairbrother, codirectrice Ann Letellier


Prévalence de bactéries d’origine alimentaire dans des portions ou carcasses de poulets vendus au détail au Vietnam

PROBLÉMATIQUE : Dans le cadre d’un projet financé par l’ACDI, la Faculté de médecine vétérinaire participe activement à la mise en place d’un programme d’amélioration de la salubrité alimentaire dans différents secteurs alimentaires au Viêt-Nam. La production de poulet de chair est l’une des filières visées et des méthodes basées sur les principes HACCP doivent être mises en place pour améliorer l’innocuité des aliments. Cependant, pour des raisons pratiques, le projet ne vise initialement que la mise en marché commerciale de carcasses de poulets, soit la vente au supermarché. Toutefois, la mise en marché d’oiseaux vivants et abattus devant le client, ou encore la vente de viande crue au détail dans les marchés de rue sont des pratiques traditionnelles et la majorité des Vietnamiens consomme le jour même la viande provenant d’un oiseau. Ce type de mise en marché est considéré par plusieurs comme une pratique dangereuse à cause des risques de contamination croisée. Fait intéressant, le poulet vendu congelé est même perçu comme étant un poulet invendu, congelé avant de devenir altéré.

HYPOTHÈSE : La prévalence de contamination bactérienne est plus grande dans les carcasses de poulet frais provenant de marchés traditionnels, que de supermarchés ou encore de carcasses congelées.

OBJECTIFS : Mesurer et comparer la prévalence de Salmonella et de Campylobacter dans les carcasses de poulet frais provenant de marchés traditionnels ou de supermarchés ou encore de carcasses congelées de supermarchés.

Étudiant

Maîtrise Kathleen SARY
Directrice Martine Boulianne