Vincent Girard

Professeur agrégé (coordonnées)

Formation universitaire

  • Bacc. Agronomie (Zurich)
  • M.Sc Nutrition animale (Zurich)
  • Ph.D. Biochimie (Zurich)

Activités professionnelles

  • Productions animales

Intérêts professionnels / domaines de recherche

Vincent Girard et coll. proposent au FCI un projet axé sur l'agriculture durable
Les installations de recherche en matière de production animale qui existent dans l’est du Canada sont calquées sur les élevages industriels standards d’aujourd’hui. Elles ne sont donc pas appropriées pour soutenir les initiatives de recherche et d’innovation pourtant essentielles au développement de l’industrie animale.

Un projet de 12 millions a donc été soumis au Fond canadien pour l’innovation (FCI) pour la construction d’une infrastructure mieux adaptée. Une animalerie de 10,5 millions sera donc érigée sur le campus de la FMV. Elle sera modulaire et suffisamment polyvalente pour permettre de concevoir et de mettre à l’épreuve de nouvelles pratiques d’élevage qui intègreront, à une échelle réduite et dans un milieu contrôlé, avancées nutritionnels, physiologiques et hygiéniques et concepts novateurs d’ingénierie.

Ce projet pluridisciplinaire regroupera des chercheurs de la FMV (GREMIP,Département de biomédecine vétérinaire) et de l’Université Laval (Département des sols et génie agroalimentaire) et des ingénieurs de l’Institut de recherche et développement en agro-environnement. Notons que l’équipement de pointe destiné aux laboratoires du GREMIP (1 million) servira également à d’autre chercheurs de la FMV.

Les chercheurs du volet zootechnique disposeront de 4 modules indépendants de niveau de biosécurité 2 et d’un laboratoire central ainsi que d’un espace de couplage des modules avec les installations de traitement des rejets gazeux,liquides ou solides. Chaque module permettra de tester des vaccins ou des probiotiques sur 5 bovins ou 25 porcs dans des conditions identiques aux conditions commerciales (p.ex. : rejets entreposés sous un plancher de caillebotis avec ventilation basse, etc.), dans des conditions innovatrices (p.ex. : séparation et évacuation automatique des rejets liquides et solides) ou à l’aide d’animaux en cage métabolique. Une unité de chirurgie permettra la pose de fistules intestinales et de cathéters.

Le laboratoire central fera l'acquisition et la gestion informatique de toutes les données concernant le comportement animal, la climatisation, les gaz à effet de serre, le stockage et le traitement des rejets de chaque module. L’analyse et l’échantillonnage des agents chimiques, pharmaceutiques ou pathogènes présents dans les rejets solides et liquides se feront en étroite collaboration avec les laboratoires de la FMV.

Deux axes seront priorisés: la réduction des rejets à la source et la protection de l’environnement. En matière de réduction des rejets, le recours à un matériel d’élevage innovateur devrait permettre d’améliorer l’hygiène animale et l'efficacité alimentaire en facilitant la répression des pathogènes, la conception de nouveaux schémas thérapeutiques et la maîtrise de l’état nutritionnel.

Le thème de la protection de l’environnement agricole se situera en aval du premier axe. Il devrait mener au développement d’une expertise sur l’impact de la réduction à la source sur le devenir des intrants chimiques et des agents pathogènes lorsque les rejets sont incorporés au sol. L’effet d’une réduction des intrants chimiques sur l'antibiorésistance sera également examinée. Enfin, ces concepts adaptés et innovateurs seront mis à l’échelle chez des producteurs dans le cadre d’un programme de vitrines technologiques. 

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