Quels soins doit on apporter aux nouveau-nés après une césarienne?

(Geneviève Plourde)


Avant de clamper et de couper les vaisseaux de l’ombilic, on doit vider le sang vers le foetus. On pourra déclamper l’ombilic après plusieurs minutes, quand le bébé respire bien. On trempe alors l’ombilic dans une solution de providone-iodée. Si une hémorragie persiste, ligaturer l’ombilic avec du catgut chromé 3-0.

En succionnant les narines et le nasopharynx avec un appareil à succion ou avec des Cotons-Tiges

On doit les antagoniser pour annuler la dépression respiratoire qui était induite chez les foetus. On utilise donc la Naloxone, en plaçant 1-2 gouttes sous la langue du bébé. La Naloxone peut aussi être injectée dans la veine ombilicale ou sous-cutané.

Attention, on doit surveiller les bébés durant quelques heures pour des signes de récurrence de l’effet opioïde, car la Naloxone a une courte durée d’action. On répète la dose au besoin.

On peut stimuler la respiration pharmacologiquement avec du doxapram hydrochloride (Dopram) en plaçant 1-2 gouttes sous la langue ou en l’injectant dans la veine ombilicale ou intramusculaire ou sous-cutané en s'assurant d'avoir un apport d'oxygène adéquat.

On peut administrer de l’oxygène avec un masque, ou intuber le bébé avec un cathéter intraveineux de grosseur 16 à 20, et maintenir une ventilation assistée à 12 respirations par minute jusqu'à ce qu’il respire bien par lui-même.

Certaines personnes préféreront intuber et ventiler le bébé pour faire decollapser ses poumons avant d’utiliser le Dopram en dernier recours.

Si la fréquence cardiaque du nouveau-né est de moins de 120 battements par minute, on considère qu’il fait de la bradycardie. Dans ces cas, on doit utiliser l’atropine pour faire augmenter la fréquence cardiaque.

On inspecte chaque nouveau-né pour des anomalies congénitales ou acquises comme le palais fendu, des hernies, une atrésie anale ou la déformité d’un membre.

Maintenir les nouveau-nés à une température de 32°C (90° F) à l’aide d’une lampe chauffante ou d’un incubateur, jusqu'à ce que leur mère puisse s’occuper d’eux.

Bien observer le comportement de la mère face à ses petits durant les premières heures, car certaines mères peuvent rejeter ou tuer leurs bébés. Si la mère rejette ses petits, on peut faciliter l’acceptation en frottant les fluides placentaires sur le pelage des bébés. Quelques chiennes nécessitent une muselière ou des tranquillisants au début de la période post-partum.

Retourner la mère et ses bébés à leur propriétaire le plus vite possible pour réduire le stress relié à l’hospitalisation et l’exposition aux agents pathogènes.


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