· Éviter les agents anesthésiques qui augmentent la relâche de catécholamines (ex. kétamine ou tiletamine)
· Éviter les agents anesthésiants qui diminuent le tonus vagal (ex. atropine)
· Éviter les agents anesthésiants augmentant la sensibilité du myocarde aux effets dysrythmiques des catécholamines (ex. halothane ou xylazine)
Lhyperthyroidisme augmente la sensibilité aux catécholamines circulants soit en augmentant la quantité de récepteurs ou laffinité des récepteurs B-adrénergiques. De par ce fait, le muscle cardiaque sen trouve beaucoup plus réceptifs aux substances ayant pour effet daugmenter les taux sériques de catécholamines. Les signes alors associés sont une augmentations de la fréquence cardiaque, de larythmie, une augmentation de la contractilité du cur,... Þ augmentation de la pression sanguine et de la consommation en oxygène du cur.
La cardiomyopathie hypertrophique, fréquemment associée aux cas chroniques dhyperthyroïdisme, est aussi très importante à considérer de par ses implications cardiaques. En effet, elle contribue à laugmentation de la fréquence cardiaque et à lapparition darythmie. De plus, la cardiomyopathie hypertrophique peut conduire à de linsuffisance pulmonaire et à des effusions pleurales.
Lutilisation du propranolol (beta-adrénergique antagoniste) est une solution valable pour tenter de corriger les problèmes de dysrythmies et dinsuffisance cardiaque associées à la cardiomyopathie hypertrophique et à laugmentation des catécholamines.
Choisir avec discernement les drogues utilisées est donc crucial lors de la mise en place du protocol danesthésie. Lacépromazine (ACP) en est une intéressante, car elle diminue lincidence des arythmies induites par les catécholamines en présence de thiobarbituriques et dagents volatils (ex. :lhalothane). Les opioïdes sont également intéressant, car ils abaissent la fréquence cardiaque et la consommation en oxygène du cur. La xylazine (augmente la sensibilité aux effets arythmogènes des catécholamines), la kétamine (stimule le système nerveux sympatique) et latropine/glycopyrrolate (induisent une tachycardie sinusale bien que le glycopyrrolate ait un effet tachycardisant moindre) sont déconseillés.
Le maintien de lanesthésie devrait se faire à laide de lisoflurane qui, contrairement à lhalothane, ne sensibilise pas le cur aux catécholamines, ne diminue pas le débit cardiaque et nest pas hépatotoxique. De plus, il faut que la profondeur de lanesthésie soit telle que le chat ne ressente pas de stimulations douloureuses, ce qui serait une source de stress supplémentaire.
Pour résumer brièvement le tout, il est nécessaire de réaliser que certains désordres endocriniens, dont lhyperthyroïdisme, nécessitent certaines modifications dans les protocoles usuels danesthésie. Ainsi, il devient primordial dêtre en mesure de comprendre ce genre de pathologie et dêtre aussi capable dadapter nos techniques danesthésie afin dassurer une sécurité maximale à nos patients.