Comment réduire les risques de convulsions lors de myélographie et que faire si le cas se présente?

(Fanny Gionet)


Avant toute chose, les drogues épileptogènes telles que l'acépromazine et la kétamine ne doivent pas être utilisées.

Comme milieu de contraste, l'Iohexol doit être prévilégié car il est le plus sécuritaire. Celui-ci doit être injecté lentement, à la température de la pièce et la tête doit être gardée surélevée pendant toute la procédure et le réveil. L'apnée est à craindre lors de l'injection du milieu de contraste. Il faut donc se préparer à ventiler l'animal si nécessaire.

Les convulsions au réveil sont causées par l'effet du milieu de contraste lui-même, associé à sa migration craniale au niveau du cerveau. L'incidence des convulsions est donc plus élevée lors d'un réveil hâtif après une myélographie non-suivie d'une chirurgie, lors de l'injection de milieu de contraste au niveau atlanto-occipital, car l'organisme n'a pas bénéficié d'assez de temps pour éliminer le milieu de contraste. Il est donc possible de prolonger l'anesthésie lorsque cette situation se présente (+/- 45 minutes près l'injection) .

Si l'animal présente des convulsions à son réveil, il faut procéder à l'administration intra-veineuse de 0,1 à 0,4 mg/kg de diazépam. Les bolus peuvent être répétés chaque 5 à 30 minutes jusqu'à 20 mg au total chez les chats et les petits chiens et jusqu'à 40 mg chez les gros chiens. Si la réponse est inadéquate, préparer un drip de diazépam à 0,5 mg/kg/heure en mélangeant ce dernier à la quantité de Lactate de Ringer nécessaire au maintien de l'état hydrique de l'animal. L'utilisation d'une burette est nécessaire et il ne faut préparer que 2 heures de solution à la fois car le diazépam est sensible à la lumière et se lie au plastique. Par la suite, la concentration de la solution doit être diminuée de 20 à 25% à toutes les 4 heures de manière à sevrer l'animal de façon adéquate.


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