Quel est le choix des produits anesthésiques lors de myélographie?

(Géraldine Voinot)


LES ANTICHOLINERGIQUES

Le glycopyrrolate a moins d’effets secondaires et doit donc être préféré à l’atropine.

LES TRANQUILLISANTS ET SÉDATIFS

Les phénothiaziques (la pipéracétazine et l’acépromazine) diminuent le seuil de déclenchement des convulsions et favorisent donc les crises épileptiformes

Les benzodiazépines sont des myorelaxants à action centrale, anticonvulsivants, et donc excellents lors de myélographie

LES OPIOIDES

Les agonistes mu purs favorisent les convulsions et l’excitation à fortes doses. Ainsi la morphine et la mépéridine sont à éviter. Quant à la naloxone (antagonisant), l’hypertension qu’elle provoque nécessite de l’administrer à petites doses.

LES BARBITURIQUES

Ils sont anticonvulsivants et diminuent le besoin en O2 du cerveau. Cependant le Métohexital seul peut entraîner parfois convulsion et excitation au réveil.

LE PROPOFOL

Il est anticonvulsivant mais provoque des myoclonies importantes, donc ne pas utiliser.

ANESTHÉSIQUES DISSOCIATIFS

La Kétamine entraîne des contractions parfois violentes et augmente le risque de convulsions. C’est un produit hypertenseur qui provoque une augmentation pression intracrânienne, du flot cérébral et du besoin en O2 du cerveau.

La Tilétamine a le même effet mais souvent encore plus violent.

LES ANESTHÉSIQUES GAZEUX

L’Enflurane est un gaz potentiellement convulsivant à hautes doses et qui augmente la pression intracrânienne.

L’Isoflorane peut être utilisé sans danger et l’Halothane aussi avec les réserves d’usage.

NE PAS UTILISER

UTILISER AVEC

PRÉCAUTIONS

A UTILISER

Acépromazine

Piperacetazine

Ketamine

Tiletamine

Droperidol

Azaperone

Morphine

Meperidine

Propofol

Enflurane

Methohexital

Atropine

Halothane

Glycopyrrolate

Diazepam

Oxymorphone

Butorphanol

Fentanyl

Thiopental

Isoflurane

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