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- Le plus grand mammifère terrestre d ’Amérique du Nord
- Autrefois abondant et répandu sur un vaste territoire incluant :
- l’Alaska, le Yukon, la portion ouest des Territoires-du-Nord-Ouest, le
nord de la Colombie-Britannique ainsi que le nord de l’Alberta
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- Élément important de la faune et de la vie quotidienne des Amérindiens
de l ’Ouest du continent
- Depuis l ’arrivée des Européens, chasse intensive et destruction de
l ’habitat du bison des bois
- 100 000 têtes vers 1 800 à environ 250 individus en 1900 !!!
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- Grands efforts nécessaires pour assurer la survie à long terme
(maladies, baisse de la diversité génétique, perte d ’habitat,
etc.)
- Quelques petites colonies éparses toujours présentes aujourd’hui
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- Descendant de Bison priscus (bison des steppes)
- Présent dans toute l ’Eurasie, la Béringie (pont entre
l ’Alaska et la Sibérie) et à quelques endroits isolés de
l ’ouest de l ’Amérique du Nord
- Herbivore de l ’époque des mammouths et autres mammifères géants
préhistoriques
- Également ancêtre du bison européen (Bison bonasus) et du bison des
plaines (Bison bison bison)
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- Mâles plus gros que les femelles :
- Longueur de 3-4 mètres de long
- Hauteur de 1,75 mètres
- Poids de 350 à 1000 kg.
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- Deux mues par année
- Cornes droites chez la femelle et courbées chez le mâle
- Bison des bois plus grand et moins trapu que le bison des plaines vivant
plus au sud
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- Espérance de vie de 30-40 ans
- Maturité sexuelle vers l ’âge de 2 à 4 ans
- Durée de la gestation : 270-300 jours
- Un seul petit à la fois (jumeaux très rare)
- Vêlage en mai ou juin
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- Plaine boréale (plus sèche que la forêt boréale québécoise)
- Zones forestières composées de pins gris, épinettes noires, de mélèze
laricin, etc.
- Beaucoup de plaines avec graminées
- Dépendance envers les milieux ouverts de type prairie nordique
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- Avant les années 1970s, plus de 12 000 individus au sein de la
population
- Diminution à 2000 animaux (années 1980s)
- Deux sérieux épisodes d’anthrax
- Recrudescence de la tuberculose et de la brucellose
- Diminution du pouvoir reproducteur du troupeau
- Prédation par les loups profitant de la faiblesse généralisée au sein
de la population de bisons
- Chasse abusive par les humains
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- Plantes herbacées retrouvées dans les plaines
- Aussi feuillage d’arbustes (saules surtout) et lichens
- Prédateurs : loup principalement
- Préférence du loup pour bisons plus faibles : sélection naturelle
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- 19ième siècle : massacre du bison et destruction de son habitat
- 1877 : Buffalo Protection Act
- 1922 : création du Wood Buffalo National Park
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- 1925-1928 : introduction de plus de 6000 bisons des plaines
- Introduction de la tuberculose
- Introduction de la brucellose
- Perte de la génétique propre à la sous-espèce arthabascae via
hybridation avec la sous-espèce bison
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- Trois projets d’envergure pour la réhabilitation du bison des bois
- Mackenzie Bison Sanctuary
- Elk Island National Park
- Hook Lake Wood Bison Recovery Project
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- Mackenzie Bison Sanctuary et Elk Island National Park créés durant les
années 1960s
- Seulement une vingtaine de géniteurs au départ
- Populations de plus de 400 individus dans les deux cas : toujours
reconnus exempts de tuberculose et brucellose
- Très faible variabilité génétique (survie à long terme menacée ?)
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- Utilisation du troupeau du lac Hook (situé au nord et à l’ouest du Wood
Buffalo National Park) entre 1996 et 1998
- Prélèvement d’un total de 62 jeunes individus exempts de ces deux
maladies
- Variabilité génétique de la population supérieure comparée aux
populations des deux autres projets
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- Avant les années 1970s, plus de 12 000 individus au sein de la
population
- Diminution à 2000 animaux (années 1980s)
- Deux sérieux épisodes d’anthrax
- Recrudescence de la tuberculose et de la brucellose
- Diminution du pouvoir reproducteur du troupeau
- Prédation par les loups profitant de la faiblesse généralisée au sein
de la population de bisons
- Chasse abusive par les humains
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- Variabilité génétique d’une population animale nécessaire pour la survie
à long terme
- Adaptation aux différentes pressions de sélection de l’environnement
- Résistance aux maladies liée aux molécules MHC (major histocompatibility
complex) situées à la surface de
l’ensemble des cellules animales
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- Exposition de protéines à la surface de la cellule
- Détection de protéines étrangères (origine virale ou bactérienne) ou
ayant une conformation anormale (cellule cancéreuse) par le système
immunitaire
- Destruction de la cellule anormale
- Molécules MHC normalement très variables d’un individu à l’autre au sein
d’une population
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- Meilleures chances de survie pour les individus portant des MHC ayant
une plus grande affinité pour les protéines de l’agent infectieux
(protéines étrangères présentées plus hâtivement au système immunitaire)
- Lors d’épidémie, risque plus élevé d’extinction chez une population à
faible diversité génétique (MHC tous semblables)
- Problème du Mackenzie Bison Sanctuary et du Elk Island National Park
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- Trois étapes lors de la réhabilitation :
- la phase fondamentale (géniteurs initiaux du programme)
- la phase de croissance (augmentation du nombre d’individus au sein de
la population)
- la phase stable (population en équilibre).
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- Utilisation de géniteurs représentatifs de la population sauvage
(individus portant les mêmes allèles que ceux retrouvés en milieu
naturel)
- Préférable d’utiliser un nombre maximum de géniteurs (meilleure
diversité au départ)
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- Ne pas sélectionner des individus plus aptes à l’élevage en captivité
(pas les mieux adaptés à la survie en forêt)
- Ne pas permettre « d’évolution » au sein de la population
captive destinée à la remise en liberté
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- Plusieurs méthodes pour stopper l’évolution génétique
- Introduction régulière d’individus sauvages au troupeau
- Maintien d’un nombre égal d’individus entre les différentes familles,
(réduction de la compétition)
- Augmentation de l’âge de l’animal à sa première reproduction et le
temps requis entre deux accouplements (niveau d’adaptation à la
captivité d’une population inversement proportionnelle à la durée d’une
génération)
- Reproduire un habitat captif similaire à celui retrouvé dans la nature
- Minimiser toute intervention comme les actes vétérinaires
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- Très néfaste pour une population : empêche le mélange efficace des gènes
- Effets négatifs généraux :
- Niveau élevé de mortalité
- Susceptibilité accrue aux maladies
- Baisse de la fécondité (spermatozoïdes de mauvaise qualité)
- Développement anormal de l’organisme.
- Homozygotie augmentée : plus grande expression de gènes récessifs
parfois associés à des maladies congénitales graves
- Cercle vicieux : moins d’individus aptes à se reproduire… plus de
consanguinité !
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- Capacité à éliminer les allèles défectueux inversement proportionnelle à
la taille de la population
- Persistance d’allèles anormaux et affaiblissement de la génétique d’une
population par manque de compétition
- Phénomène important pour les élevages en captivité des programmes de
réhabilitation (allèles défectueux n’étant pas détectés par les
éleveurs)
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- Reproduction de type polygame avec mâle dominant pouvant s’accoupler à
plusieurs femelles
- Reproduction des bisons les plus gros et les plus forts au détriment de
plusieurs autres moins compétitifs
- Diversité génétique supérieure chez les animaux monogames
- Taille d’une population de type polygame insuffisante pour évaluer son
potentiel génétique (importance de minimiser la compétition au sein de
l’élevage captif)
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- Mesure de l’hétérozygotie :
- Calcul du potentiel immédiat d’adaptation d’une population
- Inversement proportionnelle au degré de consanguinité
- Mortalité généralement moins élevée pour les individus avec une
hétérozygotie élevée (expression moindre d’allèles récessifs
potentiellement défectueux)
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- Mesure de la diversité allélique :
- Calcul du nombre moyen d’allèles par locus au sein d’une population
- Méthode pour évaluer la capacité d’adaptation à long terme d’une
population
- Nombre d’allèles par locus élevé : meilleure capacité d’adaptation de
la population
- Directement proportionnelle au nombre d’individus utilisés au départ
(géniteurs initiaux)
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- 1923 : programme d’éradication de la tuberculose et de la
brucellose chez les animaux de consommations du Canada
- 1985 : troupeaux laitiers déclarés exempts de brucellose
- Cas sporadiques de tuberculose bovine encore rapportés de nos jours
(élevage de cerfs surtout)
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- Élimination de la brucellose et de la tuberculose : principal
objectif de la réhabilitation du bison des bois
- Menaces sérieuses pour la survie à long terme de cette sous-espèce
- Menace de réintroduction de ces maladies dans le cheptel bovin
albertain (principal réservoir)
- Amélioration de l’image canadienne sur le marché international
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- Afrique du Sud : boeufs sauvages (Syncerus caffer) infectés par la
brucellose, la tuberculose et la fièvre aphteuse
- Brucellose présente chez l’orignal (Cervus elaphus) ainsi que dans les
troupeaux de bisons des plaines aux États-Unis (Parc Yellowstone)
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- Meilleur moyen : éliminer toute la population contenant des
individus porteurs (persistance de l’agent pathogène même après la
disparition des signes cliniques) et la remplacer par des individus
reconnus sains
- Désavantages :
- Perte de diversité génétique si trop d’animaux abattus
- Perte du rôle écologique des animaux éliminés (nourriture pour les
prédateurs)
- Besoin de tests de détection très spécifiques (pour ne pas éliminer un
individu sain ; faux positif) et très sensibles (pour ne pas
introduire un porteur au sein de la population captive destinée à la
réhabilitation)
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- Tests sensibles très importants
- Introduction d’un porteur de maladies au sein de la population
captive : échec total du programme de réhabilitation
- 1965 : Elk Island National Park (faux-négatifs à la tuberculose et
à la brucellose introduits dans le troupeau)
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- Bactérie Gram-négative intracellulaire facultative à croissance
fastidieuse
- Bison infecté par le biovar 1
- Septicémie transitoire suivie d’avortements et de rétentions
placentaires (femelle) ou d’orchite et d’épididymite (mâle)
- Première infection : 90 % d’avortements
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- Infections subséquentes : avortements moins fréquents (mémoire
immunitaire)
- Menace pour la survie à long terme de la sous-espèce (baisse de la fécondité)
- Découverte dans le Wood Buffalo National Park en 1956
- Infection de plusieurs espèces de mammifères (bovins, moutons, humains,
etc..)
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- Avortement possible chez la femme enceinte (zoonose)
- Transmission par contact direct (souvent via les membranes foetales
après avortement)
- Rarement transmission à l’aide d’insectes piqueurs (maringouins du genre
Culex)
- Selon les dernières études effectuées, pas de transmission via les
autres mammifères de l’écosystème (loup)
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- Examen morphologique de colonies après isolement et culture sur un
milieu solide
- Prélèvement à partir du lait, de la muqueuse vaginale, du sang, des
membranes foetales, de carcasses, etc.
- Besoin d’un milieu solide (meilleure aération) et très sélectif
(beaucoup de contaminants dans les prélèvements) avec air enrichi de CO2
- Attente de >72 heures avant d’obtenir des résultats
- Test très sensible
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- ELISA, fixation de complément, agglutination sur sérum, etc.
- Plus rapides
- Basées sur la réaction des antigènes de Brucella (souvent LPS) avec les
anticorps produits par l’organisme en réponse à l’infection
- Plus utiles sur le terrain
- Très sensibles (surtout ELISA et fixation du complément)
- Faux positifs possibles si animaux vaccinés
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- Maladie chronique accompagnée de tubercules souvent sur les intestins ou
les poumons
- Bactérie Gram positive, à croissance lente, capables d’affecter les
humains (zoonose), les bovins et les bisons
- Formation de tubercules : granulomes de lymphocytes, macrophages et
tissu conjonctif
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- Transmission par inhalation (forme respiratoire) ou ingestion (forme
digestive, le plus souvent par le lait)
- Menace pour la survie à long terme du bison des bois (diminution de l’espérance
de vie de l’animal)
- Découverte dans le Wood Buffalo National Parc en 1937
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- Autrefois basé seulement sur l’examen macroscopique et histologique des
lésions
- Désavantage : aucune détection avant le début de l’apparition des
lésions visibles à l’oeil nu
- Examen microscopique
- Coloration de Ziehl-Neelsen (acido-alcoolo-résistance de la
cellule grâce à l’acide mycolique de la paroi bactérienne)
- Observation de bactéries du genre Mycobacterium ainsi que d’autres
espèces bactériennes semblables
- Test peu spécifique : confusion avec Nocardia, Mycobacterium avium
pseudotuberculosis, les granulomes fongiques, etc.
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- Culture sur milieux spéciaux et croissance très lente (2 semaines à 370C)
- Test intradermique (tuberculine)
- Injection d ’un antigène anti-tuberculeux (tuberculine) sous la
peau
- Réaction après 2-3 jours (réaction immunitaire de type cellulaire)
- Faux positifs lors de vaccins
- Manque de sensibilité
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- M. bovis capable de survivre et de se multiplier dans les macrophages
après phagocytose
- Culture sur lignée de macrophage
- Détection rapide par PCR, Western Blot, ou autre méthode
- Résultat en 48 heures
- Sensible, spécifique et reproductible
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- Détection d’anticorps anti-tuberculeux
- Utilisation d ’une protéine antigénique marquée à la fluorescéine
- Sensibilité de 93 % et spécificité de 98 %
- Pas de réaction croisée avec M. avium pseudotuberculosis
- Sensibilité bonne mais pas parfaite ...
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- Origine des élevages bovins de la région
- Virus de la famille des Flaviviridae
- Fréquente au Canada
- Présente partout dans le monde
- Peu d ’impact sur la survie à long terme du bison des bois
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- Production d ’une endospore permettant la persistance de
l ’agent dans l ’environnement
- Bisons affectés depuis longtemps
- Septicémie et mort rapide des individus infectés
- Carcasses et charognards : réservoirs importants
- Peu d ’impact sur la survie à long terme du bison des bois
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- Troupeau situé dans le nord du Wood Buffalo National Park
- Lors de la création du parc en 1922 : 1500-2000 individus
- Après introduction du bison des plaines (1925-1928) : 12 000 individus
- Population stable jusque dans les années 1970s
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- Fin des années 1990s : seulement 2000 individus
- Chasse
- Prédation
- Maladies (brucellose et tuberculose)
- Sérieux épisodes d ’anthrax
- Perte importante de la diversité génétique
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- Projet de réhabilitation débuté en 1996
- Capture de 62 individus reconnus exempts de tuberculose et brucellose
- Échantillon de plus grande taille que les projets précédents
- Suffisant pour survie à long terme d ’une population ?
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- Deux premières semaines suite à la capture : période d ’adaptation
à la captivité
- Alimentation
- Contact avec l ’homme
- Antibiothérapie prophylactique
- Étape à minimiser autant que possible
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- Ensuite, subdivision du troupeau en sous-groupes de nombre égal
- Diminution de la compétition
- Environnement captif semblable au milieu naturel
- Évolution de l ’espèce ralentie durant la période captive
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- Détection de maladies à chaque 6 mois au sein du troupeau captif
- Tuberculose testée par le test de tuberculine et le FPA
- Brucellose testée par agglutination sur sérum, ELISA, FPA et autres
tests sérologiques
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- Sensibilité des tests pour la tuberculose insuffisante (marge de
manœuvre faible en réhabilitation)
- Faux négatif déjà découvert à une occasion : animal et ses compagnons
d ’enclos euthanasiés par mesure préventive
- Tests de brucellose apparemment plus fiables
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- Maintien de la diversité génétique et diminution de l’évolution de
l’espèce en captivité par l’introduction régulière d’individus sauvages
reconnus exempts de maladies
- À partir de la population du lac Hook
- À partir d’une population habitant un autre parc (Elk Island National
Park et Mackenzie Bison Sanctuary)
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- Survie à long terme des bisons des bois du nord de l ’Alberta
dépendante de :
- Maintien de l ’habitat (plaines boréales)
- Maintien de la diversité génétique
- Éradication des maladies affectant la survie et la fécondité de
l ’espèce (brucellose et tuberculose)
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- En élevage d ’animaux de consommation, efficacité de
l ’éradication du troupeau pour le remplacer par un autre exempt de
maladies
- Solution peu envisageable en réhabilitation de la faune : perte trop
importante de la diversité génétique
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- Projets de réhabilitation antérieurs peu efficaces
- Trop peu de géniteurs initiaux au départ
- Introduction de bisons des plaines au sein de la population de bisons
des bois
- Introduction de maladies persistantes (animaux non-testés ou méthodes
de détection utilisées trop peu sensibles)
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- Projet du lac Hook sur une meilleure voie de réussite
- Besoin de tests de détection de plus en plus sensibles (pour la
tuberculose surtout)
- Besoin d ’un plus grand budget pour débuter avec encore plus de
géniteurs initiaux
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