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Plan
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L’impact du réchauffement global sur les ours polaires de l’Arctique
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Le réchauffement global
  • Depuis le siècle dernier, la planète a subit un réchauffement d’environ 0,6 °C
  • Augmentation des gaz à effet de serre (CO2, Méthane et autres…)
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Effet de serre
  • Les surfaces foncées (terre, forêt, océan)




  • Les surfaces réfléchissantes (blanches: glace, neige, nuages)





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Arctique et réchauffement global
  • Augmentation 2 x plus que le reste de la planète


  • Alaska et Nord-Ouest du Canada : ↑ 3-4°C


  • Océan Arctique :
  • ↑6-9°C
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Températures vs concentrations en CO2
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Mais pourquoi l’Arctique se réchauffe plus vite ?
  • Fonte de glace et de neige → plus grand surface de terres et océan exposée
  • → absorption des rayons solaires → dégagement de chaleur et …
  • Aux tropiques → transformation de l’énergie en évaporation
  • Altération de la circulation thermohaline


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L’ours polaire
  • Une des 1ères espèces touchées
    • Habitant de l’Arctique
    • Dépendant de la glace de mer pour :
      • la chasse : phoque annelé = 1ère source de nourriture
      • la reproduction : accouplement et nids
      • les déplacements
    • Au sommet de la chaîne alimentaire
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Disparition de la banquise
  • 30 dernières années → Réduction annuelle moyenne d’environ 8% =1 million de km2


  • Réduction moyenne d’environ 10-15% de l’épaisseur entre 1960-1990
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Prolongation de la période sans glace
  • Glace temporaire reliant la banquise aux terres → dégel précoce et gel tardif




  • Normalement : dégel au mois de juillet et gel à la fin octobre
  • Si ↑ 1°C → période de dégel devancée de 1 semaine à l’ouest de la Baie d’Hudson et de 2 semaines à l’Est



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Impacts d’une perte de glace
  • Réduction glace de mer + prolongation de la période sans glace = moins de chasse et jeûne prolongé
  • Si le dégel et le gel de la glace sont décalés de 1 semaine chacun→ perte de 22 Kg de gras soit 8% du poids corporel total donc perte d’énergie
    • ↓ du # de petits/portée et du poids à la naissance car femelle inapte à allaiter et à s’occuper de ses petits → ↓ de la survie des petits
  • ↓ saison de reproduction
  • Séparation des nids (terres) et des endroits pour se nourrir (glace de mer)


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Projections futures de l’étendue de la glace de mer

  • ↓ supplémentaire de 10% à 50%(été) d’ici 2100
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Augmentation de la fréquence et de l’intensité des précipitations
  • Augmentation 8% des précipitations moyennes ?
  • Plus sous forme de pluie et plus durant l’hiver
  • Principal impact → collapse du toit des nids → mort des mères et des petits
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L’ouverture de nouvelles voies maritimes
  • Raisons :
    • ↓ de l’étendue de la glace de mer
    • ↑ de la période sans glace


  • Saison de navigation de la Route du Nord:
    • 20-30 jours/année en 2004
    • 90-100 jours/année en 2080



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Déversement de pétrole : impacts sur l’ours polaire
  • Contact direct :
      • Diminution de l’isolation de la fourrure → besoin accru en énergie pour se réchauffer
  • Ingestion directe ou indirecte (via une proie contaminée):
      • Dommage aux reins et au foie
      • Problèmes de reproduction
      • Retards de croissance
      • …mort
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Le développement industriel
  • Industries, extraction de pétrole, installations militaires, pesticides etc.
  • ↑ de la libération de POPs (polluants organiques persistants) dans l’environnement
  • ex : BPCs (biphényles polychlorés)
  • Impacts sur l’ours polaire :
    • ↓ niveaux de vitamines A
    • Altération des hormones thyroïdiennes
    • ↓ de l’efficacité du système immunitaire car ↓ de la production de IgG
    • ↓ des fonctions reproductrices





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Organochlorés
  • L’ours est très susceptible à la toxicité des organochlorés :
      • Il est composé d’une grande proportion de gras (accumulation dans les graisses)
      • Il est situé au sommet de la chaîne alimentaire (bioaccumulation)


  • Les jeunes sont plus contaminés → le gras du lait est concentré en composés chlorés
  • Période de jeûne prolongée → libération des organochlorés dans l’organisme
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Émergence de nouvelles maladies ou de maladies déjà existantes
  • ↓ de l’efficacité du système immunitaire
    • polluants
    •  nouveaux stress (industrialisation, transport maritime, tourisme, changements climatiques, pollution etc.)


  • Manque de nourriture → consommation des organes internes → ↑ des risques d’infections


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Émergence de nouvelles maladies ou de maladies déjà existantes
  • Agents infectieux retrouvés chez l’ours polaire : Brucella sp. , morbilivirus, calicivirus …
  • Déplacement vers le Nord de nouvelles espèces (mammifères, oiseaux)
  • Infestations d’insectes
  • Température plus chaude → prolifération d’agents infectieux
  • Faible biodiversité → ↑ risque de transmission
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La recherche
  • IPCC (Intergovernmental Panel on Climate Change)
  • ACIA (Actic Climate Impact Assessment)
  • L’ours polaire : Agents infectieux (Tryland T.M. et al., (2001) ,Follmann, F.E.H. et al. (1996)) ,mode de vie, dynamique (Derocher et al. A.D (1992)) , distribution (Derocher et al. A.D (1990)) , nutrition (Derocher et al. A.D (2002)) , mouvements saisonniers, reproduction, impacts de la réduction de la glace de mer, collapse des nids (Stirling et al. I.S. (1993))
  • Organochlorés
  • Protocole de Kyoto


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Ce qui reste à faire
  • ↑ données sur les ours polaires
  • Données climatiques et conditions de la glace de mer
  • Émergence de nouvelles maladies
  • Protection de l’habitat des ours polaires
  • Études sur polluants autres que BPCs et DDT
  • Mesures en cas de déversement de pétrole
  • Protocole de Kyoto