Terre désertique parsemée de bosquets de forêt boréale, le Nunavik couvre 507 000km2, mais une population de 11 000 habitants, dont 90% sont d’origine inuite.
Pour paraphraser l’expression bien connue, aucun chemin ne mène au Nunavik, car cette région est très isolée des grandes métropoles. Isolée des métropoles, mais pas des problèmes de zoonose causés principalement par les les nombreuses espèces d’animaux sauvages vivant sous cette latitude : les caribous, les bœufs musqués, certains mammifères marins, le renard arctique, les ours polaires, etc. En effet, les Inuits chassent à la fois pour conserver cette tradition ancestrale et pour se nourrir. Cependant, ces animaux sont les vecteurs de plusieurs maladies transmissibles à l’homme. La situation est inquiétante et des programmes de conscientisation des Inuits aux dangers de certaines pratiques ont été mis sur pied.
Quelles zoonoses retrouve-t-on au Nunavik ?
- Plusieurs habitants ont été infectés par le Trichinella, un ver qui cause la trichinose. Le ver est ingéré lors de la consommation de viande crue de morse. Un programme de détection du parasite chez le morse est maintenant en place.
- L’infection à Francisella tularensis ou tularémie s’attaque à plusieurs système, ce qui peut se traduire par des troubles digestifs fulgurants. Également rapportées, des infections à Leptospira, qui sont associées, entre autres, à la consommation de poissons et de mammifères marins.
- L’échinococcose et la toxocarose sont deux infections transmises cette fois par la famille des canidés, dont le chien domestique!
- La toxoplasmose, qui est transmise par la viande crue, représente un danger important pour, entre autres, les femmes enceintes
Plusieurs chercheurs et étudiants continuent à s’intéresser à ces problématiques parce que la santé de la population du Nord québécois leur tient à cœur !
