Projet d’appui en santé publique vétérinaire et en santé animale au Nunavik

Équipe GIV-FMV
Dres Denise Bélanger et Cécile Aenishaenslin, coordonnatrices du projet et responsables de la portion santé publique vétérinaire
Dre Josiane Houle, responsable de la portion santé animale

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Guide de premiers soins pour chiens

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    Guide de premiers soins pour chiens du Nunavik, version en anglais seulement. Ce guide a été spécifiquement conçu pour les gens habitant le Nunavik. Les recommandations décrites s’appliquent donc aux chiens du Nunavik.

Nouvelles

Le 9 mai 2013, le GIV participait à une visioconférence réunissant plusieurs acteurs impliqués en santé publique et en santé animale. Des gens de différentes organisations et ministères, dont le MAPAQ, l’ACIA, le MSSS, le MRN, l’IFAW, l’organisme chiots nordiques et le secrétariat aux affaires autochtones, étaient réunis pour discuter de problématiques de rage et de gestion des populations de chiens.

Quelques reportages!

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Été 2012

Andréanne Cléroux s’est rendu au Nunavik afin de distribuer le guide de premiers soins pour chiens écrit spécifiquement pour les propriétaires de chiens du Nord n’ayant pas accès à un vétérinaire. Une trousse de premiers soins a aussi été distribuée dans les communautés visitées et est disponible dans un endroit central et accessible à tous.

Andréanne a offert aux gens intéressés, dont les mushers, les gens de l’administration locale et des services de santé et les propriétaires de chiens, des sessions de formation en santé animale. Des sujets variés y ont été abordés, tels que les plaies et les bandages au sucre, la stérilisation et le traitement maison de la gastroentérite.

Nous vous présentons ici une entrevue qu’Andréanne a réalisé au Journal le Forum. Cliquez ici pour l’article et pour la vidéo.

Et voici un article sur News Blaze.

DONS: Pour faire un don, cliquez ici ou rendez-vous sur notre page Dons.

Été 2011:
Andréanne Cléroux, étudiante en médecine vétérinaire, prend part au projet. Elle vaccine des chiens et travaille à l’élaboration d’un guide et d’une trousse de premiers soins, mais nous lui laissons la parole! Cliquez ici pour lire son texte et voir ses photos.

Article le Forum (Avril 2012)

Blogue 2009

Rapport 2009

Rapport 2010 (intranet)

  
La région du Nunavik est la région du Québec située au nord du 55ième parallèle et représente près du tiers de la superficie du territoire de la province. Cette région, habitée majoritairement par les Inuits, est isolée du reste du territoire québécois. Aucune route ne relie le sud et le nord de la province, ce qui rend difficile l’accès à des services vétérinaires. Le Ministère de l’agriculture, des pêcheries et de l’alimentation du Québec offre depuis 1983 un service ponctuel  de vaccination anti-rabique pour les chiens des communautés qui en font la demande (voir la présentation de la docteure Isabelle Picard de l’INSA et la fiche d’information sur ce service).

En 2008, la Faculté de médecine vétérinaire a été appelée à collaborer à la prévention et le contrôle des problématiques de santé publique vétérinaire et de santé animale dans la région. Les priorités étant de répondre principalement :

1. Au manque de ressources disponibles pour offrir des soins de base en santé animale;
2.  À l’amélioration de la prévention et du contrôle de la rage et des populations canines dans cette région.

À la suite de cette demande, le Projet d’appui en santé publique et en santé animale au Nunavik a été mis sur pied en collaboration avec plusieurs partenaires. Les phases du projet sont les suivantes :

PHASE 1 : Établissement d’un service-conseil vétérinaire à distance (en place)

PHASE 2 : Évaluation des besoins en termes de santé publique vétérinaire et de santé animale (terminée en décembre 2009)

PHASE 3 et 4 : Projet d’appui à la santé publique vétérinaire au Nunavik et projet pilote d’établissement d’un service vétérinaire au Nunavik
(en cours – 2009 à 2012)

Ce projet implique la participation de stagiaires.

Merci à tous ces organismes pour leur soutien financier :

Nos partenaires :

 

Communications:

-Un poster a été présenté le 5 février 2011 dans le cadre du congrès International meeting on emerging diseases and surveillance (http://imed.isid.org)  par Dre Cécile Aenishaenslin :
Ten years of fox variant rabies epidemiology in Nunavik (lien intranet), Quebec, 1999-2009. Aenishaenslin C, Forde T, Fehiner-Gardiner C, Picard I, Bélanger D

-Publications dans la revue Makivik
Étude sur les parasites des chiens à Kuujjuaq

par Dre Taya Forde
[spoiler1] Une étude sur la variété et la prévalence des parasites gastrointestinaux des chiens à Kuujjuaq a été menée à la mi-mai 2010 dans le cadre d’un internat d’un mois avec le “Projet d’appui en santé publique vétérinaire et en santé animale au Nunavik” du Groupe international vétérinaire de l’Université de Montréal, en collaboration avec le Centre de Recherche de Nunavik.  Des matières fécales provenant de 28 chiens appartenant à 13 propriétaires différents ont été examinées. 
 
Toxascaris leonina était le parasite le plus souvent rencontré parmi les chiens testés, présent chez 12 des 28 chiens (43%), avec une grande variabilité dans le taux d’excrétion fécale.  Toxascaris est un ver rond qui mesure environ 3 à 10cm et qui se trouve dans le petit intestin de chiens, chats, renards et autres canidés et félidés sauvages (y compris le loup).  Des chiens peuvent s’infecter en consommant des matières fécales (ou de la nourriture contaminée) contenant des œufs de parasite, ou en consommant d’autres espèces hôtes dont la souris.  Les vers ronds sont plus problématiques chez les chiots à cause de la plus petite taille de leur système digestif.  Chez les adultes, ce parasite peut causer des vomissements, de la diarrhée, une perte de poids, ou dans des cas plus sévères de la distension ou de l’inconfort abdominal.  Cette infection est alors non désirable, mais met rarement la vie de l’animal en danger.  Toxascaris ne semble pas être un risque pour les êtres humains.
 
Les autres espèces de parasites trouvées dans l’étude étaient des trématodes chez 11% des chiens, ainsi que Diphyllobothrium spp. et Uncinaria stenocephala chez 4% des chiens chacun.  Aucune de ces espèces parasitaires n’est un risque pour les êtres humains.  Les trématodes sont de petits vers plats en forme de feuille d’arbre qui peuvent être attrapés en consommant des proies.  Il n’y a pas d’évidence que les trématodes causent des problèmes de santé chez les chiens.  Diphyllobothrium est également sans conséquence chez les chiens infectés.  Les personnes peuvent acquérir le parasite de la même façon que les chiens (en consommant du poisson infecté cru ou insuffisamment cuit), mais le chien ne peut pas transmettre le parasite aux êtres humains.  L’infection peut être prévenue en vérifiant les poissons pour des kystes blancs dans les muscles, ou pour des vers plats dans la cavité abdominale : ces poissons devraient être bien cuits ou ne pas être donner aux chiens.  Uncinaria stenocephala, peut causer de la diarrhée et une perte de protéines.
 
Pour recevoir plus d’informations concernant la prévention contre des infections parasitaires chez vos chiens, vous pouvez contacter le service gratuit de consultation vétérinaire à distance de la Faculté de médicine vétérinaire de l’Université de Montréal à nunavik-giv@medvet.umontreal.ca ou 514-345-8521, poste 0065.[spoiler2/]
Rabies par Dre Taya Forde[spoiler3] Rabies is a disease caused by a virus that, once clinical signs are present, is almost invariably fatal.  All mammals, including humans, can develop rabies.  However in Nunavik, the red fox and the arctic fox are the primary hosts, with occasional cases seen in wolves and domestic dogs.  The rabies virus is transmitted in the saliva of infected animals, and needs an open wound such as a bite, or direct contact with the mucosa (mouth or eyes) in order to infect another animal or person.Rabies is endemic in wildlife in Nunavik.  Since 1999, 26 positive cases have been found through laboratory testing (13 red foxes, 6 dogs, 4 arctic foxes and 3 wolves).  Animals with rabies typically present one of two possible groups of symptoms. “Furious rabies” is when the infected animal acts very aggressively, attacking inanimate objects or biting other animals.  These animals tend to lose their fear of humans, making this form of rabies particularly dangerous.  Animals with “paralytic rabies” tend to be very calm, have difficulty moving, and appear uncoordinated. Most animals with rabies foam at the mouth because they have difficulty swallowing. Death occurs after only a few days of clinical signs, however animals can be infectious to others during the week before they develop clinical signs. It is therefore always important to consult a medical specialist for animal bites.Although there has thankfully never been a case of human rabies documented in Nunavik, several consultations for potential exposures to the rabies virus are reported every year.  Since 1996, an average of 8 people has consulted each year for potential exposure to the virus.Rabies prevention works on several levels.  Regularly vaccinating dogs against rabies protects them from the disease, and prevents them from becoming a source of infection for other dogs or people.  Keeping dogs tied up reduces the risk that they will get into fights with other animals or that they will bite other people.  Finally if a person is bitten by an animal, they should immediately consult their nearest health centre. If the medical professional determines that an exposure to rabies has likely occurred, a series of prophylactic vaccinations is extremely effective at preventing the disease from occurring. If you are concerned that your dog has come in contact with a wild animal or another dog with signs of rabies, please contact the University of Montreal’s free long-distance veterinary consultation service at nunavik-giv@medvet.umontreal.ca or 514-345-8521, ext. 0065 for advice.[spoiler4/]