Rapports de stages d’étudiants
Photos et commentaires des anciens stagiaires
Expérience des étés précédents
- Été 2011
- Défi-Vet Monde: Laos (photo 1, 2, 3)
- Été 2010
- Été 2009
- Été 2008
Rapports de stages d’étudiants
- Projet au Nunavik, 2009
- Projet au Guatemala, 2009
- Projet à Ikamapérou, au Pérou, 2009
Photos et commentaires des anciens stagiaires
Merci à tous nos photographes!
- Angélique Perrier-Edmunds et Émilie Gauvin, Mexique
- Judith Lapalme et Éliane Marquis, Pérou
- Dre Christine Theoret, Maroc
- Andréanne Daigle et Joanie Lussier, Costa Rica
- Jose Denis Robichaud et Marie-Michèle Pellerin, Mongolie
- Magaly Bégin-Pépin, Eva Larouche-Lebel, Julie Gravel et Kim Dumas, Chine
- Cécile Aenishaenslin, Sénégal, Mauritanie
- Josianne Beaudoin et Julie Chevrier, Jamaïque
- Dre Audrey Simon, Nunavik
- Ann Letellier, Vietnam

- Élisabeth Bouchard, Afrique du Sud
- Taya Forde, Guatemala et Nunavik
- Carl Riopel, Camille Potvin et Elise Pettigrew, Jamaïque
- Dre Christine Theoret, Maroc
- Magaly Bégin-Pépin, Nunavik
- Cécile Aenishaenslin, Nunavik
- Angélique Perrier-Edmunds, Isabelle Quevillon et Évelyne St-Laurent, Pérou
- Monique Dufault et Mariane Morin
- Amy Saucke-Lacelle et Valérie Leroux
- Sophie Saati
Expérience des étés précédents
Été 2010
Aventure au pays des doux géants d’argent!
(Thaïlande par Monique Dufault et Mariane Morin)
En mai 2010, nous avons passé deux semaines en Thaïlande à travailler avec les éléphants d’Asie. La première semaine se déroulait dans le nord de la Thaïlande, dans la province de Chiang Mai, à l’Elephant Nature Park (ENP). Il s’agit d’un organisme sans but lucratif fondé par Sangduen « Lek » Chailert qui vise à offrir à des éléphants ayant souffert d’abus, une vie sans travail et qui soit aussi près que possible de la réalité des éléphants vivant en nature. Le site accueille présentement 34 éléphants, ainsi qu’un troupeau de buffles d’eau, de nombreux chiens et un poney (mais pas de souris verte!). Aucun animal n’est gardé en cage. Les éléphants se promènent librement sous la surveillance de leur « Mahout » attitré (gardien d’éléphant) sauf pendant la nuit, où ils sont dans des enclos.
Pendant notre stage, nous avons participé à l’entretien général des éléphants (nettoyer les enclos, cueillir des fruits dans les montagnes et les donner à manger aux éléphants) et nous avons également pu participer aux soins vétérinaires. Nous avons aidé le vétérinaire responsable (Dr Prasith Mollchart) ainsi qu’un interne vétérinaire également en visite (Dr Blair Dack, Minnesota) avec le traitement des plaies et abcès souvent chroniques des éléphants du parc. Nous avons également pu participer à une chirurgie (hernie ombilicale) chez un jeune buffle d’eau et faire des prises de sang sur les chiens pour dépister le ver du coeur. L’ENP a une clinique médicale sur place et les animaux bénéficient de soins vétérinaires quotidiennement. Cependant, un besoin de matériel est toujours présent et le don de scrubs et de matériel chirurgical organisé en collaboration avec le GIV s’est avéré fort apprécié!
La deuxième semaine s’est déroulée dans la province de Surin, près de Bankok. À cet endroit, le gouvernement tente de rassembler tous les éléphants de la province dans un grand village afin d’éliminer le phénomène d’éléphants mendiants dans les rues. À l’intérieur de ce village, les éléphants appartiennent à des propriétaires et sont souvent enchaînés toute la journée. L’ENP tente d’y promouvoir le bien-être des éléphants en construisant des abris pour protéger les éléphants du soleil et en encourageant les propriétaires à prendre des marches avec les éléphants ou à aller se baigner avec eux à la rivière. Ce projet en est à ses débuts, donc il y en encore beaucoup à faire pour que les éléphants aient un niveau de vie comparable à ceux de l’ENP.
Ce stage nous a sensibilisé aux enjeux existants quant au traitement des éléphants en Thaïlande et à la place qui leur est réservée dans sa société. Nous avons été confrontées à des réalités politiques, sociales, économiques et géographiques complexes et très différentes des nôtres. Cette expérience nous a été très bénéfique!
En terminant, nous aimerions remercier notre commanditaire Loblaws de St-Hyacinthe qui nous a permis de faire des levées de fond sous forme de « midis hot-dogs » pour aider à financer une partie de ce projet. Merci également à tous les étudiants et membres du personnel qui nous ont apporté leur soutien.
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Pour plus d’informations sur l’ENP ou pour organiser un stage, visitez le www.elephantnaturepark.org
Le Pérou
par Amy Saucke-Lacelle (étudiante de 2e année) et Valérie Leroux (étudiante de 5e année)
Au mois de juillet 2010, nous nous sommes envolées pour Colan, un petit village situé sur la côte nord-ouest du Pérou. Nous y avons réalisé un stage d’une durée de 2 semaines en collaboration avec l’Asociación Humanitaria San Fransisco de Asís (AHSFA), une association à but non lucratif oeuvrant à l’amélioration du bien-être des animaux et des communautés vivants dans les villages ruraux du nord du Pérou. Le but du stage était donc de promouvoir la santé et le bien-être des animaux en fournissant des services médicaux tels que la stérilisation et la vermifugation des chats et des chiens dans des régions rurales pauvres.
L’AHSFA est très reconnaissant pour tous les dons offerts par le Groupe international vétérinaire (GIV) de la Faculté de médecine vétérinaire. Les dons de matériel nous ont été d’une très grande utilité durant le stage. Cela nous a permis, entre autre, de mettre en place un plâtre sur le membre thoracique fracturé d’un chien. Les gants, les matériels de suture et les instruments de chirurgie nous ont également été utiles pour réaliser la stérilisation de plus de 100 chiens et chats durant notre séjour.
Ce stage fut une excellente expérience d’apprentissage. Nous y avons vu beaucoup de cas de parasitisme ainsi que des conditions dévastatrices, mais traitables, comme les tumeurs transmissibles vénériennes que nous ne voyons pas ici au Canada. Ce voyage nous a permis de prendre connaissance des problèmes ainsi que des besoins des animaux domestiques dans les pays en développement. Notre futur en tant que vétérinaire sera inévitablement influencé par cette expérience.
Par Sophie Saati, 4e année
En mai 2010, je me suis envolée vers une destination qui m’était jusqu’alors inconnue : Samoa, un petit regroupement d’îles situé dans le Pacifique du Sud, à mi-chemin entre Hawaii et la Nouvelle-Zélande. Là-bas, j’ai joint l’équipe d’Animal Protection Society, un organisme sans but lucratif qui a été établi à Apia il y a quinze ans. Il s’agit de l’unique endroit, à Samoa, où les animaux sont accueillis et soignés. Le besoin en soins vétérinaires est pourtant criant. À Samoa, les chiens errants font légion. Émaciés, sales, souvent boiteux, ils se promènent en hordes sauvages dans les rues et représentent un véritable danger pour la population locale.
Notre travail se situait à plusieurs niveaux : stérilisation, vaccination, vermifugation et administration de soins de base. Les maladies parasitaires, empoisonnements, blessures et parvoviroses étaient les conditions les plus communément rencontrées. Nous les traitions comme nous le pouvions étant donné les moyens limités de la clinique. Une emphase particulière était mise sur l’éducation des gens. Par exemple, en inculquant aux enfants quelques bases en comportement canin, nous espérions réduire le nombre d’attaques rapportées annuellement. Le matériel donné par le GIV, consistant en livres vétérinaires, matériel de suture et matériel de bandage, a été accueilli avec plaisir par les autres bénévoles.
Été 2009
Le Nunavik (Taya Forde)
Mon stage s’est déroulé à Kuujjuaq, la plus grande ville Inuit du territoire appelé Nunavik, dans le nord du Québec. J’ai séjourné dans cette ville pour une période de 2 semaines au début du mois de mai 2009. Deux volets de la santé publique furent abordés durant mon stage. Le premier volet concerne les chiens errants et non errants vivant sur ce territoire et pouvant malheureusement ne bénéficier de traitements et soins vétérinaires que de façon très ponctuelle, lors des campagnes de vaccination contre la rage organisée annuellement par le Ministère de l’agriculture, de l’alimentation et des pêcheries du Québec. Comme la rage est une maladie endémique sur ce territoire et qu’il s’agit d’une maladie sérieuse engendrant des préoccupations pour la santé publique, j’ai tenté lors de mon séjour, d’en apprendre davantage concernant la gestion des chiens sur le territoire. J’ai eu l’occasion de rencontrer les vaccinateurs attitrés et des membres du conseil de ville qui s’impliquent dans ce projet. Nous avons discuté des besoins à paliers, de la vision des Inuit a propos de cette problématique et échanger des idées sur les solutions potentielles. Nous avons aussi organisé ensemble une journée de vaccination, publicisée via la radio inuit, pour encourager les gens à venir faire vacciner leur chien, par moi-même et le vaccinateur sur place.
Le deuxième volet de mon stage concernait les maladies parasitaires zoonotiques affectant les animaux de la faune. Je joignis l’équipe de recherche du Centre de recherche du Nunavik pour travailler en laboratoire sur divers projets. Notamment, j’ai appris à détecter certains parasites présents chez les phoques, les loups et les morses. La détection des parasites est un domaine particulièrement important pour la santé des Inuit puisque ces derniers vivent encore énormément des produits de leur chasse et que leur culture culinaire les prédispose à développer certaines maladies parasitaires, dont certaines pouvant engendrer de graves répercussions sur leur santé, comme par exemple la toxoplasmose et la trichinellose.
Le Mexique (Angélique Perrier-Edmunds)
Le stage d’échange Canada-Mexique était composé de 2 semaines en santé publique, surtout au niveau alimentaire, 1 semaine de petits animaux et 3 semaines dans un centre de conservation de la faune. Ce centre, subventionné par le gouvernement mexicain, s’occupe de récupérer les animaux sauvages soit blessés ou malades et les réhabiliter jusqu’à ce qu’ils soient aptes à retourner dans la nature. Nos principales tâches étaient d’assister le vétérinaire lors des diverses manipulations (contention, prises de sang, injections, etc.), de nourrir les animaux et de nettoyer les cages le matin. Nous avons été exposées de nombreuses espèces animales (oiseaux de toutes sortes, reptiles, petits et grands mammifères) que nous ne connaissions pas énormément et nous avons appris à nous débrouiller en espagnol.
Le Guatemala (Taya Forde)
À l’été 2009, Taya Forde a effectué un séjour de dix semaines au Guatemala. En collaboration avec l’équipe du GIV, l’organisation panaméricaine de la santé (OPS) et Vétérinaires sans frontières-Canada (VWB/VSF-Canada), elle a participé à l’évaluation du système de surveillance de la rage canine au Guatemala, à l’élaboration d’un manuel de sensibilisation à la rage pour le système d’éducation publique, et au décompte des populations canines à Todos Santos. Ce stage comblait bien les intérêts de la stagiaire, qui incluent l’épidémiologie, la santé publique, les maladies infectieuses et la coopération internationale.
L’Afrique du Sud (Élisabeth Bouchard)
Le matériel que j’ai apporté avec moi en Afrique du Sud a été donné au centre de réhabilitation de la faune de Moholoholo (Moholoholo Wildlife Rehabilitation Center ), dans la province du Limpopo. Ce centre reçoit annuellement beaucoup d’animaux malades, orphelins et empoisonnés. Lorsque possible, la réhabilitation est leur principal objectif. Lorsque, malheureusement, l’animal ne peut être remis en liberté, il sera pris en charge par le centre jusqu’à la fin de ses jours. Certains animaux devenus trop habitués aux humains, mais en bonne santé, pourront aussi être transférés dans un zoo, ou une ferme privée d’Afrique du Sud. Moholoholo Wildlife Rehabilitation Center est également très actif dans le domaine de la conservation des écosystèmes, et une partie importante de leurs efforts consiste à informer le public.
Depuis son ouverture en 1992, les vautours sont malheureusement trop représentés dans ce centre. Cela découle de la popularité de la sorcellerie (witch-doctor) auprès des Sud-Africains, qui croient qu’un vautour est capable de voir dans le passé et dans le futur. Le cœur et le cerveau des vautours sont donc très prisés, en raison de leurs propriétés divinatoires. Autrefois chassés en petits nombres, l’empoisonnement de carcasse de mammifères est maintenant le moyen le plus efficace pour les Sud-Africains de se procurer des carcasses de vautours. Le comportement alimentaire des vautours fait en sorte qu’une seule carcasse empoisonnée peut en attirer des centaines. Quelques uns sont habituellement prélevés pour la sorcellerie, tandis que tous les autres sont laissés agonisants dans la savane. Cette pratique est très répandue et fait l’objet d’une lutte continuelle par ce centre de réhabilitation. En plus des vautours, beaucoup d’oiseaux et de félins sauvages ont été sauvés par M. Jones et son équipe.
En tant qu’étudiant, nous assistions à des classes sur la conservation, des marches dans la savane avec les « rangers » et visualisions plusieurs documentaires. Tout cela afin de nous familiariser avec les écosystèmes sud-africains et les enjeux actuels majeurs dans le domaine de la conservation.
Le don de matériel a été fort apprécié par Mr Brian Jones, le fondateur du centre. Moholoholo Wildlife Rehabilitation Center ne subsiste que grâce aux dons de toutes sortes.
L’Équateur (Vincent Beaudoin et Marjorie Bercier)
Notre projet réalisé aux iles Galápagos a d’abord été orienté vers le contrôle des populations animales introduites (chiens, chats, insectes, …) afin de sauvegarder la quiétude des espèces indigènes uniques à l’île de San Cristobal. Le tout s’est réalisé en collaboration avec un vétérinaire et un biologiste engagés par l’organisme gouvernemental CIMEI. Nous y avons fait un travail très étendu, de la stérilisation des chiens à la fumigation d’habitations, et à la dératisation!
Par la suite, après de multiples pérégrinations, nous avons passé quelques temps au Refuge Merazonia pour nous initier à la conservation, aux soins et à la réintroduction des espèces animales amazoniennes menacées comme les primates, les perroquets et les tapirs. Notre stage nous a appris énormément sur le monde de la conservation en Amérique du Sud, sur le comportement et les besoins des primates sauvages. Nous étions accompagnés par des biologistes et des zoologistes sur le terrain. Faute d’interventions médicales auprès des animaux (le vétérinaire étant alité!), nous avons eu l’occasion de participer à leurs soins quotidiens, à la mise en place de nouveaux habitats, à la remise en liberté d’un singe paresseux et la tentative de réintroduction de trois singes tamarins. Une expérience très enrichissante! Nous avons remis le matériel vétérinaire offert gracieusement par le GIV entre les mains des responsables du refuge afin qu’ils complètent la mise en place de la clinique vétérinaire.
La Jamaïque (Carl Riopel, Camille Potvin et Elise Pettigrew)
C’est au mois de mai 2009 que nous, trois étudiants de 2ème année, nous sommes envolés pour la Jamaïque afin de faire un stage dans un refuge pour chiens errants situé à Ocho Rios. Le stage a entre autre consisté à prélever du sang aux 85 chiens du refuge (The Animal House) afin de dépister le vers du cœur. Sur ce nombre, cinq ont été diagnostiqués positifs et ont été traités. Quelques plaies, problèmes oculaires et parasitoses ont également été traités.
Ce séjour en Jamaïque nous a permis de constater un problème flagrant d’animaux errants, ceci étant entre autre dû aux coûts élevés des soins vétérinaires et donc à un très faible taux de stérilisation. De plus, il est évident que dans la culture jamaïcaine, le bien-être animal n’est pas une priorité. Merci au GIV de nous avoir fourni : microscope, médicaments (antibiotiques, anti-inflammatoires), scrubs et livres de référence. Et aussi, un merci tout particulier à Idexx de nous avoir fourni les tests de dépistage du ver du cœur!
Le Maroc (Christelle Cusson, Sophie-Dominique Simard Pagé et Vanessa Vrolyk)
En mai 2009, nous avons fait un stage de deux semaines à la Fondouk Américaine, au Maroc. Cet organisme à but non lucratif a comme mission de venir en aide au peuple marocain et leurs animaux en offrant des soins vétérinaires gratuits ainsi que des conseils. La présence de la Fondouk Américaine est particulièrement importante pour les familles vivant de l’agriculture, car leurs animaux sont indispensables puisqu’ils représentent souvent la seule source d’énergie mécanique disponible
Avant notre départ, nous ne connaissions pas les besoins de l’hôpital, donc nous avons apporté du matériel que nous trouvions utile, soit des habits chirurgicaux, des seringues, des instruments de chirurgie, ainsi qu’une rénette. Notre apport a été apprécié, car la quantité de matériel vétérinaire est limitée. Sous la supervision du Dr Denys Frappier (un vétérinaire québécois à la tête de cette organisation), nous avons eu l’opportunité de prodiguer des soins vétérinaires variés à des animaux de compagnie, des petits ruminants et des équidés. Nous avons pu constater qu’il reste un important travail de sensibilisation à faire au Maroc, car, malgré les services vétérinaires offerts, les habitudes sont difficiles à changer et beaucoup de cas sur lesquels nous avons travaillé auraient pu être aisément évités. Ce fut une expérience très enrichissante autant d’un point de vue vétérinaire que personnel et nous n’hésiterions pas à recommencer.
Le Pérou (Angélique Perrier-Edmunds, Isabelle Quevillon et Évelyne St-Laurent)
Pour une deuxième année consécutive, des étudiantes de la faculté ont effectué un stage à Ikamapérou, un sanctuaire dans la vallée d’Alto Mayo au Pérou qui a comme mission la préservation des primates menacés.
Été 2008
Défi Vet-Monde en Chine! par Magaly Pépin, Éva Larouche-Lebel, Julie Gravel et Kim Dumas Cet été, alors que le monde entier tournait son regard vers l’Asie pour regarder la Chine se préparer à la tenue des Jeux Olympiques, nous nous faufilions à travers la foule et nous tâchions de trouver notre chemin parmi les dédales de signes chinois incompréhensibles. Armées d’un lourd sac à dos, d’un dictionnaire anglais/mandarin et de l’enthousiasme et la curiosité que suscitent les départs vers des horizons lointains, nous allions parcourir le pays et nous émerveiller devant sa diversité de paysages et sa richesse culturelle. Nous avions emporté avec nous des manuels de médecine des animaux de compagnie, un stéthoscope ainsi que des ensembles de scrub. Lors du stage effectué dans un refuge pour les chiens abandonnés, nous avons pu utiliser ce matériel puisque notre principale tâche fut d’établir pour chacun des 160 chiens du refuge un dossier médical de base. Nous avons donc procédé à l’examen général de ces chiens, armées de notre stéthoscope et de nos deux manuels de référence. Lorsque nous avons quitté le refuge, nous avons laissé ce matériel sur place, ce refuge fonctionnant avec peu de moyen. La femme responsable du refuge était extrêmement reconnaissante de tous ces dons!
La stérilisation de chiens et chats au Costa Rica par Andréanne Daigle et Joanie Lussier Notre stage au Costa Rica pour l’Association nationales protection de los animales (ANPA) Costa Rica était vraiment bien. Leur mandat est de stériliser des chiens et chats errants et domestiques dans les régions pauvres de tout le Costa Rica et de supporter les communautés locales. L’ANPA étant une organisation mobile, elle se rend dans les quartiers pauvres munie de ses équipements chirurgicaux. Une clinique ambulatoire temporaire est improvisée, par exemple dans une vieille maison abandonnée, un garage ou même une église de quartier. À notre arrivée sur les lieux de la clinique mobile, les gens attendaient déjà en file avec leur animal, les chats dans des sacs de tissus et les chiens en laisse! L’ANPA étant une organisation à but non lucratif, et n’employant que des bénévoles à l’exception de cinq personnes, le don de matériel a été plus qu’apprécié. Nous avions apporté des instruments et draps chirurgicaux, aiguilles et fils de suture, des sarraus et scrubs, un stéthoscope et des livres (anesthésie, chirurgie et le 5-minute).
Deux semaines dans un refuge pour chiens en Jamaïque par Josianne Beaudoin et Julie Chevrier Lors de notre stage d’une durée de deux semaines dans un refuge pour chiens et chats errants en Jamaïque, nous avons eu la chance d’effectuer des examens de santé chez 70 chiens, pour ensuite vacciner la majorité d’entre eux. De plus, nous avons prélevé près de 40 échantillons sanguins afin de dépister le ver du cœur. De ce nombre, six étaient positifs. Un protocole préventif et thérapeutique a alors été mis en place pour les mois à venir. Nous avons produit un rapport récapitulant les résultats des examens de santé, les traitements à administrer lorsque nécessaire, le suivi à faire dans les jours et/ou semaines à venir ainsi que les résultats des tests de dépistage du ver du cœur. Cette expérience nous a confronté à des conditions pathologiques bien contrôlées chez nous, en plus de nous apprendre à se débrouiller avec peu de matériel et de moyens financiers… Ce fut très formateur, tant au plan professionnel que personnel… ! Le don d’instruments chirurgicaux a fait le bonheur de la propriétaire du refuge!!
Défi Vet-Monde en Mongolie par José Denis Robichaud et Marie-Michèle Pellerin Plus le voyage avance et plus nous apprenons à connaître ce peuple nomade qui vit presque exclusivement de son élevage. Les besoins sont criants… Les vétérinaires doivent soigner des bêtes qui affrontent, année après année, le froid glacial des hivers de la Mongolie et la sécheresse aride de ses étés. Malheureusement, ce pays sous-développé n’arrive à offrir aux jeunes vétérinaires qu’une formation réduite au strict minimum. Les livres et documents que nous avons remis à l’Université de médecine vétérinaire de Ulaanbaator furent donc grandement appréciés. Pendant nos stages dans ce pays mythique, nous aurions aimé offrir plus de matériels aux vétérinaires croisés sur notre chemin. Bien que ceux-ci arrivaient à faire avec peu et à bricoler un arrangement étonnamment fonctionnel, nous aurions bien eu envie de pouvoir remplacer leurs instruments, surtout lorsqu’ils brisaient au beau milieu d’une série de traitements antiparasitaires sur un troupeau de moutons… Évidemment, tous furent infiniment reconnaissants du peu que nous avions emporté avec nous. En leur nom, nous vous remercions de votre générosité : nous croyons à la goutte dans l’océan, VOUS pouvez changer un peu ce monde !
La faune au Pérou par Éliane Marquis et Judith Lapalme Stage récurrent élaboré en collaboration avec le GIV de la FMV Cet été, nous avons effectué un stage vétérinaire d’un mois dans un centre de réhabilitation des primates au Pérou. Ce centre, nommé Ikamapérou, défend depuis 10 ans quatre objectifs principaux, soit la protection des habitats naturels, la conservation des espèces de primates menacées (singes laineux et atèles principalement), la sensibilisation des populations locales ainsi que la lutte contre le trafic de la faune. Nos principales tâches se concentraient principalement à la quarantaine, composée des jeunes primates et des animaux récemment confisqués au trafic illégal. Nous nous occupions de l’entretien des cages, des traitements (antiparasitaires, électrolytes,…), de l’alimentation, du maintien des registres et autres soins. Une vétérinaire de Lima spécialisée dans les animaux exotiques à pris part à une semaine de notre stage. Nous en avons alors beaucoup appris sur la parasitologie, le comportement ainsi que les méthodes de contention et d’anesthésie des primates, chose qui n’est pas toujours facile! Le stéthoscopes, les sarraus et scrubs ainsi qu’un livre ont été grandement utiles et appréciés!
Au cœur du Népal! par Isabelle Quevillon Cet été, je me suis rendue dans l’extrême ouest du Népal pour faire un stage avec les vaches laitières. Toute une aventure! Ce stage était en collaboration avec le Centre d’Étude et Coopération Internationale (CECI), Uniterra et Vétérinaire Sans Frontières Canada (VWB-VSF). Le défi était de taille, je me suis retrouvée seule bénévole dans un village où jamais un autre américain n’était passé et où personne ne parlait couramment anglais ni français. Je suivais un technicien vétérinaire qui se promenait de ferme en ferme. Je devais l’aider à diagnostiquer et à traiter les maladies courantes là-bas comme la fièvre aphteuse, la rage, la mammite, etc… Je devais également évaluer la régie et la gestion d’élevage afin de rédiger un rapport sur les changements réalistes à apporter pour améliorer leur production laitière. La médecine vétérinaire n’est pas très évoluée au Népal, le manque de ressources, de matériel et de connaissances sont les principales barrières à l’amélioration des productions. Et je crois que les étudiants bénévoles peuvent faire une différence en apportant matériel et connaissances!




