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Impression
de la section
2- Examen physique
L’examen physique doit être complet puisque la présence d’une maladie concomitante est relativement fréquente autant chez le chien en croissance que chez le chien adulte :
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Chien en croissance : O.C.D. (épaule, coude, genou, tarse), luxation de rotule, anomalie cardiaque congénitale…
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Chien adulte : rupture du ligament croisé cranial, myélopathie compressive ou dégénérative, tumeur osseuse, pathologie cardiaque…
Démarche
Le chien normal a une amplitude de mouvement normale et les pattes sont gardées parallèles et espacées (largeur du bassin = base large). À la course, les membres pelviens touchent le sol successivement tout en gardant une base large.
Classiquement, le chien dysplasique a une amplitude de mouvement
diminuée (foulée de faible amplitude), les pieds convergent et sont rapprochés
( ¹
base
étroite
). Il hésite a trotter et a courir et lorsqu'il le fait, les membres pelviens
touchent le sol simultanément tout en gardant une base étroite
(saut de lapin). Pour compenser cette faible amplitude de mouvement
et réduire l'inconfort, certains chiens adoptent une démarche
particulière:
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Balancement du train arrière
avec rotation et abduction des membres pelviens.
(¹
chaloupement)
-
Foulés de petite amplitude au train arrière
(¹
base étroite)
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Hyper extension des tarses en station et en phase de propulsion
(¹
revirement tarses)
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Transfert du poids vers les membres thoraciques.
Le patient peut ou non démontrer une boiterie dont la sévérité est variable. Cette boiterie est plus facilement perceptible lorsqu’elle est unilatérale ou asymétrique. L'animal
peut choisir de soulager son inconfort en transférant du poids vers les
membres thoraciques. Occasionnellement, le chien en croissance passe
d'une base étroite à une base large ce qui lui permet de
"réduire sa hanche subluxée" et ainsi améliorer son
confort.
Examen
(¹
examen
de la hanche)
L’animal dysplasique démontre un degré variable d’atrophie musculaire de la cuisse (symétrique ou asymétrique). Le degré d’atrophie musculaire reflète la chronicité de la boiterie, mais aussi l’ampleur de l’inconfort.
L’extension de la hanche et l’abduction/rotation externe de la hanche provoque des signes d’inconforts ou de douleur chez le patient dysplasique. Attention, l’extension de la hanche provoque aussi de la douleur aux chiens souffrants de pathologies lombaires (basses) ou
lombosacrées.(figure
10- figure 11)
La rotation, l’extension, la flexion et l’abduction de la hanche permettent d’évaluer l’intégrité de la surface articulaire. La perception de crépitement indique qu’il y a remodelage articulaire alors que la perception de ‘friction’ indique qu’il y a érosion du cartilage articulaire.
Chez le chien en croissance, on porte une attention particulière à l’identification d’une laxité articulaire puisqu’elle est à la base du processus de la dysplasie de la hanche. Cette laxité est, par contre, difficile à identifier sur un patient conscient de sorte qu’une évaluation sous anesthésie, ou sédation profonde, est préférable. Test : la laxité coxofémorale dynamique peut être évaluée en mettant les mains sur les hanches du patients pendant la
marche (¹
laxité). Il y a laxité dynamique s’il y a évidence d’un déplacement dorsal et latéral du grand trochanter ou perception d’un ‘cloc’ lorsque le membre est mis en charge. Ce test est très peu sensible et requiert une certaine expérience.
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