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Accueil>Animaux de compagnie>Dysplasie de la hanche chez le chien

Dysplasie de la hanche chez le chien

Intro Incidence Étiologie Pathophysiologie Signes cliniques Diagnostic Examens Traitements Liste des figures

 

DIAGNOSTIC

Anamnèse
Examen physique
Palpation sous anesthésie ou sédation profonde
:: Méthode d'Ortolani
:: Méthode  de Barlow
:: Test de Barden
Examen radiologique
::O.F.A.
:: D.A.R view
:: PennHIP

Impression de toute la section

3- Palpation sous anesthésie ou sédation profonde

L’examen des hanches sous anesthésie (ou sédation profonde) est surtout important chez le chien en croissance et sert principalement à mettre en évidence la présence (ou absence) et le degré de laxité articulaire (passive). Cette évaluation est particulièrement importante pour :

  • Le diagnostic précoce de la dysplasie de la hanche (chien asymptomatique).

  • Déterminer si le patient nécessite une triple ostéotomie du bassin (chien plus ou moins symptomatique).

  • Déterminer si le patient est un candidat pour la triple ostéotomie du bassin (chien symptomatique).

La laxité articulaire passive détectable par palpation s’évalue par l’une ou plusieurs des méthodes suivantes :

  • Méthode d’Ortolani et angle de réduction.

  • Méthode de Barlow et angle de subluxation.

  • Méthode de Barden 

Méthode d’Ortolani et angle de réduction :

Le test se fait en décubitus latéral ou dorsal. L’angle de réduction se mesure en décubitus dorsal.

Méthode  (¹ examen Ortolani lateral )
Décubitus latéral (Figure 12): le patient est en décubitus latéral, le fémur perpendiculaire à la colonne vertébrale. Le manipulateur est derrière l’animal, une main tenant solidement le genou, l’autre s’appuyant sur la colonne vertébrale à la hauteur des hanches. Une légère pression est appliquée dans l’axe du fémur en direction de l’acétabule tout en effectuant une abduction. Le test est positif s’il y a perception d’un ‘cloc’ lors de l’abduction.
Décubitus dorsal (¹ examen Ortolani dorsal ) (Figure 13): le patient est placé en décubitus dorsal, les fémurs perpendiculaires à la colonne vertébrale. Le manipulateur est derrière l’animal, une main sur chaque genou. Les genoux sont en contact. Une légère pression est appliquée dans l’axe du fémur vers l’acétabule, tout en effectuant une abduction. Le test est positif s’il y a perception d’un ‘cloc’ lors de l’abduction. L’angle de réduction représente l’angle mesuré entre le fémur au moment de la perception du ‘cloc’ et une ligne verticale imaginaire.

Interprétation
Lorsqu’il y a étirement capsulaire et ligamentaire coxofémoral, il y a subluxation dorsale de la tête fémorale suite à la pression appliquée dans l’axe du fémur vers l’acétabule. Le ‘cloc’ correspond au retour de la tête fémorale dans l’acétabule. (Figure 14)
Un signe d’Ortolani positif signifie qu’il y a présence de laxité passive donc étirement capsulaire et ligamentaire coxofémoral. L’absence d’un signe d’Ortolani indique qu’il n’y a pas de laxité passive donc pas d’étirement capsulaire et ligamentaire coxofémoral perceptible. La hanche peut être normale ou sévèrement dysplasique (remodelage osseux et fibrose capsulaire).  (Figure 15)

Le degré de l’angle de réduction augmente proportionnellement à l’étirement capsulaire et ligamentaire. Les chances de développement d’arthrose coxofémorale augmentent avec l’angle de réduction. Le perception de l’angle de réduction diminue progressivement avec la progression des lésions d’arthrose coxofémorale.

 


Figure 12

Figure 13

Figure 14

Figure 15



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Dernière mise à jour 18/05/2013
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