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Accueil>Animaux de compagnie>Dysplasie de la hanche chez le chien

Dysplasie de la hanche chez le chien

Intro Incidence Étiologie Pathophysiologie Signes cliniques Diagnostic Examens Traitements Liste des figures

 

DIAGNOSTIC

Anamnèse
Examen physique
Palpation sous anesthésie ou sédation profonde
:: Méthode d'Ortolani
:: Méthode  de Barlow
:: Test de Barden
Examen radiologique
::O.F.A.
:: D.A.R view
:: PennHIP

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4- L’examen radiologique 
C’est présentement le seul moyen diagnostique définitif de la dysplasie de la hanche. 

La projection ventrodorsale en extension du bassin (O.F.A.) (Figure 21)

C’est la plus utilisée des techniques radiologiques. C’est une évaluation subjective de l’articulation coxofémorale. Elle cherche à mettre en évidence la présence ou l’absence, ainsi que la sévérité des lésions suivantes:
  • L’incongruité coxofémorale
  • L’arthrose coxofémorale
  • Le remodelage coxofémoral.

 


figure 21

 

Cette projection radiologique est très sensible pour détecter les changements dégénératifs de l’articulation coxofémorale (arthrose). Elle est donc un outil de travail primordial dans l’établissement du plan thérapeutique.
Par contre, elle est moins sensible pour détecter l’incongruité articulaire, seule lésion souvent visible chez le chien en croissance. Cette incongruité est, de plus, fortement influencée par la position du patient lors du cliché radiologique. Pour ces raisons, il est primordial de respecter les critères techniques ci-dessous lors de l’évaluation d’un chien en croissance ou lors de l'évaluation d'un sujet reproducteur. Ceci requiert généralement une anesthésie générale ou une sédation profonde. 
Chez l’adulte symptomatique, par contre, la rigueur du positionnement est moins importante puisque les lésions d’arthrose se détectent plus facilement par cette méthode radiologique et qu’elles sont beaucoup moins influencées par le positionnement du patient. L’anesthésie générale n’est donc pas primordiale dans cette situation.
 

Technique (figure 22 et figure 23) (¹ radio ofa)

  • Décubitus dorsal
  • Patient en légère traction
  • Fémurs parallèles
  • Rotules au centre de la trochlée fémorale
  • Colonne vertébrale et bassin bien droits

 


figure 22

figure 23
 
Anatomie normale de l’articulation coxofémorale du chien (figure 24) 
Acétabule (planche anatomique) figure 34
  • Bord cranial efficace
  • Bord dorsal
  • Bord caudal
  • Surface médiale
  • Échancrure acétabulaire
  •  


figure 34

figure 24
Fémur (planche anatomique)  figure 2
  • Tête fémorale
  • Fovea capitis
  • Col fémoral
  • Grand trochanter
  • Petit trochanter
  •  


figure 2  

figure 25
Apparence radiologique de l’articulation coxofémorale normale  (Figure 25)
Tissus mous
Congruité articulaire : coaptation parfaite de la tête fémorale et de l’acétabule; surfaces articulaires concentriques et espace articulaire uniforme
Structures osseuses
Fémur 
  • Tête fémorale ronde et régulière 
  • Col fémoral lisse et légèrement concave
Acétabule 
  • Acétabule concave et profond 
  • Bord cranial efficace de l’acétabule bien défini et d’angle droit
  • Bord dorsal de l’acétabule droit ou légèrement concave 
Apparence radiographique de la hanche dysplasique 
Lésions aux tissus mous (Figure 26 et Figure 27)
Divergence des surfaces articulaires      
Lésions osseuses
Remodelage et arthrose acétabulaire  (figure 28)
  • Usure du bord dorsal et du bord cranial efficace (a)
  • Usure du bord dorsal (b)
  • Remplissage et déformation (c)
  • Osteophytes / enthesiophytes : cranial, dorsal, caudal (d)


figure 26

 


figure 27

 

Remodelage et arthrose femorale (figure 29)
  • Déformation et aplatissement (a)
  • Remplissage du col fémoral (b)
  • Osteophytes osteochondraux (c)
  • Enthesiophytes a/n du col (Ligne de Morgan) (d)

figure 28

 


figure 29

 

 

L’apparence des lésions et leur sévérité varient selon l’âge de l’animal, la chronicité et l’ampleur de la maladie. Classiquement, le chien en croissance montre des signes d’incongruité articulaire avec peu de changements osseux (figure 30) alors que l’adulte montre principalement des lésions d’arthrose et de remodelage osseux.(figure 31)
figure 30

figure 31
 

Mesure de l’angle de Norberg-Olsson  : Celle-ci se mesure à partir de la projection ventrodorsale du bassin. Cette mesure permet d’objectiver l’incongruité articulaire, donc de quantifier la laxité articulaire coxofémorale apparente. Son utilité est réduite dans un contexte clinique puisqu’elle ajoute peu d’informations utiles à l’établissement du plan thérapeutique. 

Technique : Une ligne est tracée entre le centre géométrique des têtes fémorales. Pour chaque hanche, une seconde ligne est tracée du centre de la tête fémorale jusqu’au bord cranial efficace de l’acétabule. L’angle mesuré entre les deux lignes correspond à l’angle de Norberg-Olsson.(figure 32)


figure 32

 

Interprétation : La congruence articulaire s’améliore avec l’angle. La majorité des chiens avec un angle égal ou supérieur à 105 degrés sont considérés normaux alors qu’un angle inférieur à 105 degrés serait considéré comme anormal. Par contre, beaucoup de chiens normaux (sans évidence d’arthrose) ont un angle inférieur à 105 degrés.




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Dernière mise à jour 18/05/2013
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