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Dysplasie de la hanche chez le chien

Intro Incidence Étiologie Pathophysiologie Signes cliniques Diagnostic Examens Traitements Liste des figures

 

DIAGNOSTIC

Anamnèse
Examen physique
Palpation sous anesthésie ou sédation profonde
:: Méthode d'Ortolani
:: Méthode  de Barlow
:: Test de Barden
Examen radiologique
::O.F.A.
:: D.A.R view
:: PennHIP

  Impression de la section

La vue du rebord acétabulaire dorsal (D.A.R. view)

Cette incidence radiologique complémentaire (utilisation et utilité restreintes) permet de visualiser avec plus de précision le rebord acétabulaire dorsal. Cette radiographie peut être utilisée pour le diagnostic précoce de la dysplasie de la hanche, mais elle sert principalement à évaluer l’intégrité du rebord dorsal de l’acétabule et la pente (inclinaison) acétabulaire lors de l’évaluation préopératoire de la triple ostéotomie du bassin ou lors du suivi de l’évolution des hanches de chiens en croissance dont la conformation est douteuse.


figure 33

figure 34
Technique  (¹ radio D.A.R.)   (Figure 35)
L’examen se fait sous anesthésie générale. L’animal est placé en décubitus ventral, les pattes arrières dirigées vers l’avant de part et d’autre du thorax du patient. Les cuisses sont liées au tronc et les tarses sont soulevés (+/- 5 cm). Le faisceau radiologique traverse l’axe long du bassin.

figure 35
Apparence radiologique de la hanche normale (Figure 36)
  • Rebord dorsal acétabulaire pointu ou légèrement arrondi 
  • Pente acétabulaire peu accentuée (moins de 5 degrés)
  • Congruité articulaire 

figure 36
Apparence radiologique de la hanche dysplasique : (Figure 37) (Figure 38)
  • Bord dorsal acétabulaire usé (d)
  • Pente acétabulaire accentuée (e)
  • Incongruité articulaire possible 

figure 37

figure 38
Mesure de la pente acétabulaire : Une tangente à la surface articulaire de l’acétabule est tracée du point de contact latéral de la tête fémorale avec l’acétabule. L’angle est mesuré entre cette tangente et une ligne perpendiculaire à l’axe du bassin. (Figure 39)

Interprétation : Les risques de dysplasie de la hanche augmentent avec le degré de la pente acétabulaire.


figure 39
La projection ventrodorsale du bassin avec stress latéral (PennHIP) (Figure 40)  (www.vet.upen.edu/researchcenters/pennhip//)

Cette technique a été développée afin de mieux quantifier la laxité articulaire coxofémorale, faiblesse de la projection ventrodorsale en extension. En mesurant l’importance de cette laxité articulaire et sachant que les risques d'arthrose augmentent avec le degré de laxité, cette technique permet :


figure 40
  • D’établir, chez un jeune chien, les probabilités de développement d’arthrose coxofémorale à l’âge adulte; détection précoce 
  • Identifier les individus avec le meilleur potentiel génétique en matière de laxité coxofémorale ; sélection des sujets reproducteurs. 

Technique : ( ¹ radio PennHip) L’examen se fait sous anesthésie générale à partir de l’âge de 4 mois. Le patient est en décubitus dorsal, les membres en position neutre (figure 41). Une radiographie en extension, en compression et une radiographie avec «stress latéral» (figure 42) sont effectuées. L’importance du déplacement latéral de la tête fémorale est mesurée à partir de ces radiographies avec «stress latéral» et représente l’index de laxité (distraction index). L’index de laxité mesure la laxité coxofémorale maximale (figure 43). Les valeurs de l’index de laxité varient entre 0 et 1. 


figure 41

figure 42

figure 43

Interprétation 

  • Index de laxité de 0 = aucune laxité articulaire
  • Index de laxité de 1 = tête fémorale complètement hors de l’acétabule.
  • Index de laxité de 0,6 indique une laxité 2 fois plus importante qu’un index de 0,3

Les études démontrent qu’il y a une forte corrélation entre l’index de laxité et le développement éventuel d’arthrose coxofémorale. 
Exemple : Chez le Labrador,

  • Index de laxité < 0,3 = faible probabilité d’arthrose 
  • Index de laxité entre 0,3 et 0,7 = probabilité modérée d’arthrose 
  • Index de laxité > 0,7 = probabilité élevée d’arthrose 

On note des variations reliées à la race quant à la probabilité de développement d’arthrose par rapport à l’index de laxité. Le Rottweiller par exemple tolère beaucoup mieux un degré élevé de laxité coxofémorale par rapport au Berger allemand. Il est donc hasardeux d’utiliser les valeurs obtenues chez une race pour prédire l’avenir de la hanche d’un chien d’une autre race.

Certification : Aucune certification n’est émise par cet organisme. L’index de laxité de l’animal est calculé et comparé à celui des chiens de sa race (banque de données) et on lui attribue un rang centile. On recommande de reproduire les meilleurs sujets de la race, soit les meilleurs 50% (figure 44).
figure 44



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Dernière mise à jour 18/05/2013
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