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Dysplasie de la hanche chez le chien

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EXAMENS 

Diagnostic de boiterie
Diagnostic précoce de la
dysplasie de la hanche
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Diagnostic précoce de la dysplasie de la hanche

Ce sont des techniques, réalisées en période de croissance, qui tentent de prédire l’apparition éventuelle d’arthrose. Les raisons diffèrent :

  • Facteurs économiques (chiens de travail, éleveurs)

  • Facteurs émotionnels

  • Approche préventive (médication ou intervention chirurgicale)

Aucunes de ces méthodes à elle seule permet de prédire sans équivoque l’avenir d’une hanche. Plus encore, elles ne permettent pas de définir la sévérité éventuelle de l’arthrose. Le résultat de ces tests doit donc être analysé avec discernement. La combinaison de certaines de ces méthodes est souhaitable.

Ventrodorsale en extension du bassin (OFA) : (Figure 21)
Elle cherche à mettre en évidence une incongruité articulaire puisque très rarement des lésions osseuses seront visibles en jeune âge. Absence d’incongruité : Cette méthode est peu sensible pour détecter la laxité articulaire qui est la base même du diagnostic précoce puisqu’elle est la première anormalité, facilement identifiable, à apparaître lors de la dysplasie de la 

figure 21
hanche. Certains chiens n’ont donc aucune évidence radiologique d’incongruité articulaire détectable par cette méthode, mais démontrent des signes évidents de laxité à la palpation ou par d’autres méthodes radiologiques.
Présence d’incongruité : La visualisation d’une incongruité significative de la hanche confirme une laxité articulaire et par la même occasion une dysplasie de la hanche. La présence d’une telle incongruité n’est cependant pas nécessairement prédictive d’une éventuelle dégénérescence articulaire. Une certaine proportion de chiens avec évidence d’incongruité articulaire ne développent jamais d’arthrose. De plus, l'espace articulaire du chien en croissance est toujours plus large que celui du chien adulte et ce phénomène est d'autant plus important que l'animal est jeune. La distinction entre une incongruité articulaire réelle et un espace articulaire physiologiquement élargie est par conséquent difficile à établir chez les chiens de moins de 6 mois.  (Figure 45)

figure 45

figure 40

Ventrodorsale du bassin avec stress latéral  (Penn HIP) : (Figure 40)
C’est la technique de choix pour mettre en évidence l’ampleur de la laxité articulaire. Elle est donc très sensible. Les risques de développer de l’arthrose coxofémorale augmentent avec la valeur de l’index de laxité donc, plus l’index est élevé plus les risques d’arthrose sont élevés et vice et versa.
Inconvénients : 

  • Le risque par rapport à l’index varie selon la race. Ce risque a été déterminé pour un nombre limité de races. 

  • Il existe une marge entre laquelle il est impossible de prévoir l’avenir d’une hanche (zone grise). Cette marge comprend une importante proportion de chiens.

Cette technique ne peut par conséquent prédire à elle seule, de façon fiable, et sur une base individuelle, l’avenir d’une importante proportion de chiens.

Vue du rebord acétabulaire dorsal (DAR) :(figure 33)">
Cette technique permet d’évaluer la conformation osseuse de l’acétabule, plus particulièrement l’intégrité de son rebord dorsal et l’importance de sa pente. Pour le diagnostic précoce de la dysplasie de la hanche, seule l’évaluation de la pente importe parce que dans une minorité de cas il y aura usure remarquable du bord dorsal. Une pente élevée modifie la distribution des forces au sein de la hanche lors de l’appui sur le membre en faveur d’une poussée dorsolatérale de la tête fémorale. Cette poussée, si elle excède la force musculaire stabilisatrice de la hanche, mènera à une subluxation dorsolatérale de la tête fémorale et le processus d’arthrose se verra ainsi enclenché (Figure 46).
La valeur normale de la pente varie selon les auteurs (< que 5,5 ou 7,5 degrés, par hanche). Sous ces valeurs, les risques d’un développement éventuel d’arthrose, sont minimes. Au-dessus de ces valeurs, le risque d’arthrose augmente avec la pente si bien qu’une pente élevée en jeune âge prédispose au développement éventuel d’arthrose. 
Inconvénient : la mesure de la pente est sujet à un certain degré de subjectivité. La valeur obtenue peut varier de ± 3degrés d’un évaluateur à l’autre.


Ortolani et mesure de l’angle de réduction: (figure 13)
La palpation est un outil complémentaire très utile lors du diagnostic précoce. La méthode d’Ortolani est la plus utilisée. Contrairement à la radiographie avec stress latéral qui mesure le degré maximal de laxité articulaire, l’angle de réduction mesuré à partir de la méthode d’Ortolani, permet une évaluation plus ‘physiologique’ de la laxité articulaire passive (figure 14). La direction des forces appliquées lors des manipulations se fait dans un axe similaire à celui retrouvé pendant la mise en charge du membre lors de la marche. L’angle est donc sujet à être influencé à la fois par la laxité articulaire et par la conformation osseuse de l’acétabule.

Interprétation

  • L’absence du signe d’Ortolani chez un chien de 6 mois = faible probabilité d’arthrose à l’âge adulte.
  • La présence du signe d’Ortolani chez un chien de moins de 2,5 mois = forte probabilité d’arthrose à l’âge adulte.
  • Les risques d’arthrose éventuel sont minimes lorsque l’angle de réduction mesuré à 6 mois est inférieur à 10 degrés.
  • Les probabilités d’arthrose augmentent avec l’angle donc, plus l’angle est élevé plus les risques sont élevés.

Conclusion 
Patients à faible risque :

  • Index de laxité inférieur à 0,3
  • Pente acétabulaire inférieur à 5,5°
  • Signe d’Ortolani à 6 mois d’âge :
    • Négatif
    • Positif avec un angle de réduction inférieur à 10 degrés

Patients à haut risque :

  • Ventrodorsale en extension du bassin : importante incongruité articulaire avec acétabule de forme anormale (ouvert, discret)
  • Index de laxité supérieur à 0,7
  • Pente acétabulaire supérieure à 10 degrés
  • Angle de réduction supérieur à 25 degrés



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Dernière mise à jour 13/08/2013
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