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Dysplasie de la hanche chez le chien

Intro Incidence Étiologie Pathophysiologie Signes cliniques Diagnostic Examens Traitements Liste des figures

 

EXAMENS 

Diagnostic de boiterie
Diagnostic précoce de la
dysplasie de la hanche
Choix d'un reproducteur

Impression de toute la section

Examens recommandés en fonction de la nature de la consultation 

Choix d’un sujet reproducteur

Le but ultime visé lors du choix des sujets reproducteurs est l’élimination, comme reproducteur, des sujets porteurs d’un génotype anormal. Aucun test ne permet actuellement d’identifier les sujets de génotype normal ou anormal. Le choix se fait donc, depuis toujours, par l’évaluation du phénotype et ce, via différentes procédures radiologiques. Le danger d’une telle méthode de sélection est l’utilisation de reproducteurs de phénotype normal mais de génotype anormal. Ceci explique en partie, malgré une sélection rigoureuse des reproducteurs, l’incidence encore élevée de dysplasie de la hanche chez plusieurs races de chien. Deux méthodes sont présentement utilisées.

 

Ventrodorsale en extension du bassin OFA) : (Figure 21) 

C’est, depuis plusieurs années, la méthode de sélection la plus utilisée. Elle cherche à mettre en évidence une incongruité coxofémorale exagérée et/ou la présence de lésions d’arthrose acétabulaire ou fémorale. En fonction de l’apparence des hanches, l’animal est déclaré candidat ou non à la reproduction. 

 


figure  21

Classification de la conformation du bassin selon l’O.F.A. (site web. www.ofa.org)

O.F.A. : Orthopedic Foundation for Animals : est un organisme fondé en 1966 et dont le but premier est de conseiller, d’encourager et d’établir des programmes de contrôle pour diminuer la prévalence des maladies orthopédiques. On soumet les radiographies à l’O.F.A. pour une seule raison : la reproduction. Les radiologistes de l’O.F.A. évaluent la radiographie (ventrodorsale en extension du bassin) et classifient l’état de la hanche en fonction des lésions observées. Cette classification en 7 grades détermine s’il y a oui ou non dysplasie de la hanche, et en précise la sévérité.(Figure 47 pdf

Classification de L'OFA  :
  • BASSIN NORMAL :
    • Conformation excellente
    • Conformation bonne
    • Conformation passable
    • Conformation douteuse
  • BASSIN DYSPLASIQUE :
    • Dysplasie minimale
    • Dysplasie modérée
    • Dysplasie sévère

 

L’éleveur reçoit une évaluation qui certifie que son animal est non dysplasique (excellent, bon ou passable) ou dysplasique (minimale, modérée ou sévère). Les sujets exempts de dysplasie de la hanche peuvent être utilisés pour la reproduction. (Figure 48)(Figure 49)

figure 48

figure 49

Un diagnostic de dysplasie de la hanche peut être posé en tout temps alors qu’une certification d’exemption de dysplasie de la hanche ne peut être effectué avant l’âge de 2 ans. 

Cette technique a par contre ses limites :

  • Elle n’évalue que le phénotype de l’animal.

  • L’évaluation est subjective, donc sujette à des divergences d’opinions particulièrement pour les cas considérés de, conformation "normale-passable" à "dysplasique-minimale".

  • Elle est peu sensible pour la détection de la laxité coxofémorale.

  • La certification d’exemption de la dysplasie de la hanche s’obtient à partir de l’âge de deux ans alors qu’une proportion non négligeable de chiens développent des lésions d’arthrose après cet âge (faux négatifs).

  • L’arthrose coxofémorale n’est pas nécessairement associée à la dysplasie de la hanche.

Ventrodorsale du bassin avec stress latéral (PennHIP): (Figure 40)  (www.vet.upenn.edu/Research/Centers/pennhip//)

C’est la technique de choix pour mettre en évidence l’ampleur de la laxité articulaire. Cette laxité articulaire est considérée comme un facteur prédisposant majeur au développement d’arthrose coxofémorale. La laxité articulaire, telle que calculée à partir de cette méthode radiologique, serait le caractère phénotypique avec la plus grande héritabilité (la fiabilité du phénotype à prédire le génotype). En d’autres mots, l’index de laxité d’un patient, mesuré à partir de la ventrodorsale avec stress articulaire latéral, serait un bon reflet de son bagage génétique. (Figure 43)
En sélectionnant, de génération en génération, les sujets reproducteurs avec le moins de laxité articulaire coxofémorale, on diminue progressivement l’ampleur de cette laxité d’une génération à l’autre et on diminue ainsi le pourcentage de chiens à risque de développer des lésions d’arthrose coxofémorale. 
PennHIP est l’organisme à l’origine de cette méthode radiologique. Ils analysent les clichés radiologiques et maintiennent une banque de donnée incluant tous les index de laxité calculés jusqu’à aujourd’hui. Ainsi, l’index de laxité de chaque animal est calculé et comparé à celui des chiens de sa race (banque de données) et on lui attribue un rang centile. On recommande de reproduire les meilleurs sujets de la race, soit les meilleurs 50%. Aucune certification n’est émise par cet organisme.(Figure 44)

figure 43

figure 44

Recommandations dans le choix des sujets reproducteurs:

Idéalement, chaque candidat potentiel à la reproduction devrait subir les deux méthodes radiologiques ci-haut mentionnées.

  • Choisir des sujets avec une conformation jugée bonne ou excellente selon les critères de l’OFA.
  • Choisir des sujets dont l’index de laxité les classe dans les 50% meilleurs de la race.
  • Persévérer sur plusieurs générations.

 




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Dernière mise à jour 18/05/2013
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