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Dysplasie de la hanche chez le chien

Intro Incidence Étiologie Pathophysiologie Signes cliniques Diagnostic Examens Traitements Liste des figures

 

ÉTIOLOGIE

Génétique

Facteurs 
environnementaux
:: Nutrition
:: Exercice
:: Hormones
Conformation

Impression de toute la section

2- Facteurs environnementaux

L’ajout de ‘stress environnementaux’ à une hanche génétiquement prédisposée peut significativement influencer le développement de celle-ci. Il est présumé que la susceptibilité d’un individu à ces facteurs environnementaux est sous influence génétique.

La nutrition

La nutrition peut, selon certaines études, influencer le développement d’une hanche génétiquement prédisposée. L’influence d’une composante spécifique du régime alimentaire est difficilement évaluable sans modifier l’ensemble des proportions de ce régime. Ceci explique les résultats ambigus et discutables de plusieurs études. Par contre, certains points importants ressortent de ces études;

  • Déficiences alimentaires : aucune déficience alimentaire connue ne semble favoriser le développement de la dysplasie de la hanche.

  • Suralimentation : un excès de consommation calorique chez le chiot, qu’il soit sous forme de protéines, d’hydrates de carbone ou de gras, potentialise la rapidité de croissance (dans les limites de la génétique) et le gain de poids corporel comparé aux chiots nourris avec une diète normale ou restrictive. Ceci favorise l'apparition et augmente la sévérité de la dysplasie de la hanche chez les chiens génétiquement prédisposés. Cette suralimentation est critique dans les 6 premiers mois de vie du chiot et les risques qui y sont associés augmentent chez les individus avec une croissance corporelle particulièrement rapide.

  • Méthode d’alimentation : un accès illimité (ad libidum) à la nourriture favorise une croissance (dans les limites de la génétique) et un gain de poids rapide chez le chiot. Ceci favorise l'apparition et augmente la sévérité de la dysplasie de la hanche chez les chiens génétiquement prédisposés.

  • Calcium et vitamine D : un taux élevé de calcium dans la diète diminue l’activité ostéoclastique retardant ainsi l’ossification endochondrale et le remodelage osseux. L’excès de vitamine D a un effet indirect, mais similaire sur le squelette à un excès de calcium puisqu’il augmente l’absorption intestinal du calcium. L’excès de calcium et de vitamine D peut contribuer au développement de maladies orthopédiques de croissance.

  • Vitamine C : le chien synthétise naturellement de la vitamine C, éliminant ainsi la nécessité d’un supplément. Il n’y a aucune évidence scientifique qui démontre l’effet bénéfique d’un supplément à la vitamine C chez le chiot pour la prévention de la dysplasie de la hanche. 

  • Anions non mesurés (anion gap) : la modification en anions non mesurés de la diète peut diminuer le volume du liquide synovial et par conséquent, améliorer la stabilité articulaire et potentiellement modifier favorablement le développement de la hanche.

L’exercice

Il est logique de penser que l’exercice puisse influencer le développement d’une hanche génétiquement prédisposée puisque tout excès de stress subi par cette articulation anormalement lâche (laxité), aura le potentiel d’induire des lésions au cartilage articulaire. 
En contrepartie, l’activité physique peut aussi avoir un effet bénéfique car il protège contre la suralimentation en diminuant la quantité d’énergie disponible pour l’obésité et la croissance (trop rapide) et il favorise le développement et le maintien d’une masse et d’une force musculaire nécessaires à la stabilité articulaire.

Les hormones

Il n’y a aucune évidence scientifique que les hormones (oestrogènes, relaxine, hormone de croissance, parathormone, insuline), lorsque présentes en quantité physiologique, influencent le développement de l’articulation coxofémorale.

 




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Dernière mise à jour 13/08/2013
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