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Hantavirus en Haute-Mauricie : pas de panique !

Carl Gagnon, professeur au Département de pathologie et microbiologie et clinicien au Service de diagnostic répond à une internaute québécoise, qui faisait part de ses inquiétudes au sujet de l'hantavirus :

<<J'ai lu un article dans un quotidien montréalais en juin 2005 concernant une alerte à la souris sylvestre qui aurait provoqué un cas d'infection humaine au hantavirus en Haute-Mauricie, où se trouve mon chalet. J'ai 2 chats et je les emmène avec moi à la campagne. Évidemment, ils attrappent des souris grises (à l'intérieur du chalet, ils ne vont pas à l'extérieur). Ils ont été piqués contre la rage l'année dernière, mais pas cette année. J'aimerais savoir si le hantavirus peut être dangereux pour mes chats ou moi dans ces circonstances.>>

Carl Gagnon répond :

Aux dernières nouvelles, seuls la souris- particulièrement la souris sylvestre- et l’homme sont affectés par ce virus. Le chat, pour sa part, peut produire des anticorps contre le hantavirus, mais il ne présentera pas de signes cliniques et il ne peut transmettre directement le virus à l’humain. Bien sûr, il peut favoriser la transmission en assurant le contact entre une souris contaminée et un humain si, par exemple, il rapporte une souris contaminée dans la maison. Les souris, dont 3% à 20% seraient contaminées, sont des porteurs asymptomatiques et elles excrètent le virus dans l'urine, les fèces et la salive : plus le nombre de souris est élevé dans l’environnement, plus les chances de contamination sont fortes.

Chez l’humain, le virus pénètre principalement les voies respiratoires et la contamination survient surtout dans le milieu agricole en raison de la présence de nombreux rongeurs dans les étables et l’environnement immédiat. Par ailleurs, en milieu hospitalier, la transmission peut se faire entre humains : le personnel doit donc prendre des précautions particulières avec un patient infecté par ce virus. Il ne faut toutefois pas paniquer puisque depuis la découverte du hantavirus en 1993, seulement 387 cas ont été répertoriés chez l’humain aux États-Unis avec un taux de mortalité de 36%.

Conclusion en ce début d’été : veillez à limiter le nombre de souris au chalet, mais rappelez-vous que les chances d’être infecté en Amérique du Nord sont très faibles.




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Dernière mise à jour 17/05/2013
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