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Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine
 

Tout sur la mammite I ABC de la mammite

Organismes I Programmes de régie I Procédures de contrôle I Sommaire - Contrôle de la mammite contagieuse

Un regard sur la mammite contagieuse

Les microorganismes pathogènes qui sont le plus fréquemment responsables des cas de mammite se divisent en deux groupes selon leur source : les environnementaux et les contagieux. Les principaux agents pathogènes contagieux sont Streptococcus agalactiae, Staphylococcus aureus et le genre Mycoplasma. À l’exception de certaines infections systémiques à mycoplasmes pouvant provenir d’ailleurs dans l’organisme, ces trois organismes pénètrent dans la glande mammaire par le canal du trayon. Les organismes contagieux sont bien adaptés pour la survie et la croissance dans la glande mammaire et provoquent souvent des infections qui peuvent durer des semaines, des mois ou même des années. La glande infectée devient la principale source de ces organismes dans le troupeau laitier et la transmission des pathogènes contagieux vers des quartiers et des vaches non infectés survient principalement durant la traite. La présente fiche technique décrit les caractéristiques des principales infections intramammaires contagieuses, les méthodes de régie et les procédures spécifiques de contrôle permettant de réduire les taux de nouvelles infections, de même qu’un programme détaillé de contrôle de la mammite contagieuse.

 
Organismes
 
Streptococcus agalactiae
Streptococcus agalactiae est un déclencheur courant de la mammite dont l’éradication d’un troupeau donné est à la fois pratique et rentable. La plupart des vaches infectées présentent peu de signes cliniques, comme la production d’un lait anormal, mais ont habituellement des comptes élevés de cellules somatiques. Une baisse de la production laitière accompagne presque toujours l’infection. On peut soupçonner la présence d’une mammite à Strep. agalactiae dans un troupeau lorsque les comptages de cellules somatiques des vaches ou du lait en vrac commencent à grimper et demeurent élevées, surtout lorsque le comptage du lait en vrac atteint 1 000 000 de cellules par ml ou plus. À l’occasion, un comptage élevé du lait en vrac surviendra lorsque le pis de vaches infectées excrète de grands nombres de bactéries Strep. agalactiae dans le lait.
 
Streptococcus agalactiae infecte principalement la citerne et les conduits de la glande mammaire. Un irritant est produit, causant une inflammation de la glande qui est plutôt subclinique mais qui peut, à l’occasion, présenter des symptômes cliniques. L’accumulation de déchets bactériens intensifie la réponse inflammatoire, provoquant la destruction de tissu lactifère et entraînant une agalactie, c’est-à-dire une réduction de la production laitière. Streptococcus agalactiae cause rarement une maladie grave, mais la formation d’un tissu cicatriciel abondant dans un quartier peut rendre ce dernier improductif lors des lactations subséquentes.
 
Staphylococcus aureus
Staphylococcus aureus est plus difficile à éradiquer que Strep. agalactiae, mais peut définitivement être maîtrisée. Les pis infectés sont la principale source d’infection. L’organisme colonise facilement les lésions cutanées du trayon de même que le canal du trayon et atteint éventuellement la glande mammaire. L’organisme peut aussi survivre ailleurs dans la vache hôte. La mammite à Staph. aureus est plus dommageable pour les tissus lactifères que Strep. agalactiae et entraîne une réduction de la production de l’ordre de 45 % par quartier et de 15 % par vache infectée. La récurrence d’une mammite clinique peu sévère entraîne souvent d’autres pertes. On ne voit habituellement pas de comptes bactériens élevés dans le réservoir à lait en présence de la mammite à Staph. aureus.

Toutefois, à mesure que le nombre de vaches infectées augmente, les comptages de cellules somatiques du réservoir à lait augmentent, indiquant une diminution de la qualité du lait. Les troupeaux dont les comptes de cellules somatiques dépassent la fourchette de 300 000 à 500 000 cellules/ml ont souvent une forte prévalence de quartiers infectés par Staph. aureus. Les bactéries attaquent les conduits lactifères et établissent des foyers d’infection profondément ancrés dans les tissus sécréteurs qui mènent à la création d’un abcès et du confinement des bactéries par le tissu cicatriciel. Ce phénomène de confinement ou d’endiguement est partiellement responsable des piètres taux de succès des antibiotiques contre les infections à Staph. aureus. Durant les premiers stades de l’infection, les dommages sont légers et réversibles. Toutefois, les abcès formés peuvent libérer des staphylocoques qui vont amorcer le processus infectieux ailleurs dans la glande mammaire, entraînant la formation de nouveaux abcès et de lésions irréversibles. Il peut arriver à l’occasion qu’une infection à Staph. aureus provoque une mammite gangréneuse suraiguë. Cette mammite gangréneuse est caractérisée par une décoloration bleue inégale et un refroidissement des tissus touchés.
 
Genre Mycoplasma
Les bactéries du genre Mycoplasma sont des organismes fortement contagieux, moins courants que Strep. agalactiae et Staph. aureus et généralement diagnostiqués dans des troupeaux aux prises avec une flambée de mammite clinique résistant au traitement. Il arrive fréquemment que les antécédents du troupeau comprennent l’introduction récente de nouveaux animaux, une flambée précédente de maladie respiratoire et/ou de bétail aux articulations enflées. Les vaches de tout âge et à n’importe quel stade de lactation peuvent être touchées, mais les animaux en début de lactation semblent souffrir le plus gravement à cause de la manifestation d’un plus grave œdème de la glande mammaire. Il convient de soupçonner le genre Mycoplasma dans les troupeaux qui comptent de multiples vaches atteintes de mammite clinique dans plus d’un quartier, mais qui continuent à se nourrir et présentent peu de signes d’une maladie systémique. Les cas ne réagissent pas au traitement et habituellement, les vaches touchées subissent une baisse prononcée de production laitière ou cessent carrément la lactation. Toutefois, le genre Mycoplasma peut être isolé chez des vaches à forte production dans des troupeaux qui ne présentent pas les signes classiques. Il n’est pas rare de voir des cas subcliniques avec apparition intermittente de signes de mammite clinique. Les vaches infectées peuvent afficher un compte élevé de cellules somatiques et excréter des organismes pendant des périodes de temps variables. Les bactéries Mycoplasma peuvent endommager les tissus sécréteurs et générer une fibrose dans le pis de même que la formation d’abcès recouverts d’une épaisse paroi fibreuse et une forte hypertrophie du nœud lymphatique supramammaire.
 
Programmes de régie
 
La transmission des agents pathogènes responsables de la mammite contagieuse de vaches infectées à des vaches non infectées se produit généralement lors de la traite. Les facteurs de régie importants dans la transmission des agents pathogènes contagieux incluent la trayeuse, les mains du préposé à la traite, les éléments servant au lavage des trayons et les procédures de traitement. La propagation d’agents pathogènes contagieux peut être grandement réduite par une bonne hygiène du pis et le trempage des trayons après la traite.
 
Voici d’autres facteurs de régie qui peuvent jouer un rôle dans la sensibilité aux agents pathogènes responsables de la mammite, y compris ceux qui causent la mammite contagieuse :
 
Blessure
La santé de la peau des trayons forme la première ligne de défense contre la mammite. La présence de lésions à la surface des trayons peut inviter la contamination par des bactéries qui peuvent provoquer la mammite. La cause des blessures infligée aux trayons devrait être identifiée rapidement et éliminée aussitôt. Dans les climats froids, les engelures et les gerçures de la peau des trayons constituent des blessures qui sont souvent envahies par Staph. aureus.
 
Nutrition
Le sol de nombreuses régions des États-Unis est pauvre en sélénium et les aliments de consommation animale qui sont cultivés sur ces terres vont présenter la même carence. Par ailleurs, la teneur en vitamine A et en vitamine E des ensilages diminue pendant l’entreposage. Les recherches révèlent que les régimes pauvres en vitamine A, en vitamine E et en oligo-éléments comme le sélénium et le cuivre ont tendance à entraîner une plus forte incidence de la mammite.
 
Système de traite
La traite à la machine peut aussi jouer un rôle dans le taux de nouvelles infections de mammite contagieuse :
  1. le rôle des machines comme vecteurs des bactéries qui s’attaquent aux vaches non infectées peut être réduit en séparant des autres les vaches qui présentent une infection connue ou un compte élevé de cellules somatiques et en les trayant en dernier.
     
  2. Les bactéries peuvent être transférées durant la traite d’un quartier infecté à l’autre bout de la griffe vers un quartier non infecté de la même vache. Les infections croisées peuvent représenter jusqu’à 40 % odes nouvelles infections dans certains troupeaux. L’utilisation de matériel de traite bien conçu et qui fonctionne bien évitera la circulation d’air et de gouttelettes de lait d’un quartier à un autre, réduisant ainsi ces infections.
  3. La réduction soudaine du vide de traite peut provoquer un mouvement d’air vers l’extrémité des trayons accompagné de la projection de gouttelettes de lait sur l’extrémité des trayons (impact). Si les gouttelettes sont contaminées de bactéries, l’impact peut propulser les bactéries dans le canal du trayon et ainsi accroître le risque de nouvelle infection. Des recherches ont démontré que des taux élevés de nouvelles infections n’étaient associés à des fluctuations du vide que dans les cas où il y avait glissement des manchons-trayeurs, situation qui est réputée provoquer le phénomène d’impact.
  4. Bien qu’il soit difficile de démontrer dans des conditions expérimentales que la trayeuse peut endommager suffisamment l’extrémité des trayons pour mener à une hausse du risque d’infection, les préposés à la traite doivent demeurer conscients de cette possibilité. 
Procédures de contrôle
 
Les organismes contagieux, dont la principale source est la glande mammaire de la vache, sont principalement transférés par des événements associés à la traite. De bonnes techniques de traite, y compris le nettoyage et la désinfection des trayons avant la traite et le trempage des trayons après la traite, contribuent à diminuer la propagation de l’infection des vaches infectées aux vaches non infectées. Dans les troupeaux infectés par Mycoplasma, le port de gants de caoutchouc ou de plastique est recommandé pour la traite. Idéalement, les mains gantées doivent être désinfectées entre les vaches et essuyées avec des serviettes de papier. Certaines études de recherche ont démontré un meilleur contrôle des agents pathogènes contagieux grâce à la désinfection automatisée des faisceaux de manchons-trayeurs (par « backflusing ») ou à l’immersion des faisceaux de manchons-trayeurs dans une solution désinfectante entre les vaches. Cependant, sur le terrain, cette pratique a donné peu de résultats quant à une éventuelle réduction du taux des nouvelles infections, surtout comparativement aux résultats obtenus grâce au trempage des trayons après la traite.
 
Streptococcus agalactiae
Streptococcus agalactiae est un parasite obligatoire de la glande mammaire, ce qui signifie que dans la nature, cette bactérie ne peut vivre et se reproduire que dans la glande mammaire. En raison de ce rapport hôte-parasite, Strep. agalactiae peut être maîtrisée et éradiquée d’un troupeau par l’identification et le traitement des animaux infectés. Cela peut être accompli par la culture microbiologique d’échantillons de lait prélevés de toutes les vaches du troupeau et en traitant ensuite les pis infectés par Strep. agalactiae à l’aide d’une infusion intramammaire indiquée. Les infections à Streptococcus agalactiae peuvent être traitées adéquatement à l’aide de préparations intramammaires de bêta-lactamines contre la mammite, autant chez les vaches en lactation que chez les vaches taries. Le recours à d’autres catégories d’antibiotiques donne souvent de piètres taux de guérison. Certaines infections chroniques sont incurables. Si l’infection est toujours présente après deux séries de traitement, il conviendrait d’envisager la réforme afin d’éviter la contamination d’autres vaches.
 
Une fois que la bactérie Strep. agalactiae a été éliminée du troupeau, des mesures préventives serrées devraient être mises en œuvre afin d’empêcher toute réinfection, y compris la surveillance du réservoir à lait par le biais de cultures mensuelles pendant une période d’au moins six mois afin de confirmer l’élimination définitive de l’infection. Il est nécessaire d’avoir un troupeau fermé pour éviter l’introduction de ce pathogène. Les récidives surviennent souvent par suite de l’achat d’animaux infectés ou par l’utilisation de matériel de traite contaminé lors de foires agricoles ou d’expositions de bétail. Il faut faire analyser un échantillon de lait des bêtes nouvellement arrivées avant de les laisser rejoindre le troupeau en lactation. Les vaches taries et les génisses doivent aussi être incluses au programme d’éradication de Strep. agalactiae puisqu’elles peuvent représenter une source de réintroduction de l’organisme dans le troupeau en lactation. Les veaux nourris au lait de rebut contaminé par Strep. agalactiae peuvent propager l’infection en tétant leur propre pis ou celui d’autres veaux dans l’enclos. Une fois que la bactérie Strep. agalactiae s’établit dans la glande mammaire immature, elle peut y rester jusqu’au premier vêlage plusieurs mois plus tard. Par conséquent, il faut faire analyser un échantillon de lait des vaches taries et des génisses au vêlage, avant de les laisser rejoindre le troupeau en lactation.
 
Staphylococcus aureus
La bactérie Staphylococcus aureus produit fréquemment des infections de longue durée qui peuvent persister tout au long de la lactation et jusqu’aux lactations subséquentes. Pour prévenir les infections intramammaires à Staph. aureus, il faut limiter la propagation de cet organisme d’une vache à l’autre et réduire le plus possible le nombre de vaches infectées dans le troupeau. Pour atteindre ces objectifs, le lait des vaches infectées ne doit jamais entrer en contact avec des vaches non infectées. Les vaches infectées par Staphylococcus aureus doivent être identifiées et traites en dernier, ou encore traites avec une unité séparée de celles qui sont utilisées pour les vaches non infectées. La mammite clinique survient parfois après une infection subclinique prolongée. L’administration d’antibiotiques durant la lactation peut améliorer le tableau clinique mais ne parvient habituellement pas à éliminer l’infection. Les quartiers infectés ne répondant pas à un premier traitement ne vont habituellement pas répondre davantage à d’autres traitements durant la lactation, indépendamment des cultures et des épreuves de sensibilité aux antimicrobiens. L’administration d’un traitement au tarissement peut donner de meilleurs résultats que durant la lactation, mais malgré tout, les infections chroniques peuvent persister jusqu’aux lactations subséquentes. L’infection à Staphylococcus aureus devrait être un facteur à considérer à l’égard de la réforme.
 
Il est possible de maintenir un troupeau exempt de Staph. aureus, quoique cela soit plus difficile que de maintenir le troupeau exempt de Strep. agalactiae. Par ailleurs, Staph. aureus peut resurgir même dans un troupeau fermé. Pour qu’un troupeau puisse être véritablement exempt de Staph. aureus, chaque vache infectée doit avoir été identifiée et traitée de la manière indiquée au paragraphe précédent. Le troupeau «non infecté» doit être suivi de près par le biais de comptes de cellules somatiques individuels et de cultures de lait. Éviter le plus possible les lésions et les gerçures aux trayons par temps froid car elles prédisposent les vaches aux infections intramammaires à Staph. aureus.
 
Staphylococcus aureus joue aussi un rôle dans les infections intramammaires de veaux, de génisses en âge de vêler et de génisses primipares. La source des bactéries Staph. aureus ayant infecté ces jeunes animaux n’est pas connue, mais il pourrait s’agir de litière contaminée, de la consommation de lait provenant de vaches infectées à Staph. aureus, de la tétée d’autres veaux ou de l’exposition à d’importantes populations de mouches. Les génisses pleines ne devraient pas être logées avec les vaches taries lorsqu’on sait qu’un nombre considérable de vaches du troupeau sont infectées à Staph. aureus.
 
Genre Mycoplasma
Il n’y a pas de traitement efficace contre la mammite à mycoplasme, mais la maladie peut être maîtrisée par l’identification des animaux infectés en procédant à des cultures d’échantillons de lait de toutes les vaches du troupeau, puis en procédant à la ségrégation et/ou à la réforme des animaux infectés. Si les vaches infectées à Mycoplasma demeurent dans le troupeau, elles doivent être traites en dernier ou à l’aide d’une unité distincte de celles qui servent à la traite des vaches non infectées. Un traitement intramammaire mal administré des vaches en lactation ou des vaches taries contre d’autres agents pathogènes de la mammite peut constituer une occasion de propager l’infection à mycoplasme d’une vache à l’autre et même d’un troupeau à l’autre. Il faut observer des consignes d’hygiène rigoureuses, y compris l’usage exclusif de traitements commerciaux à usage unique. Les flacons et les infusions intramammaires multidoses ont été mis en cause dans des cas de flambée de mammite à mycoplasme.
 
Il faut faire preuve d’une grande prudence à l’achat d’animaux de remplacement. Plusieurs troupeaux doivent faire face à de nouvelles infections en raison de l’introduction de vaches dont le pis est infecté à Mycoplasma. Avant de laisser les animaux nouvellement arrivés rejoindre le troupeau, il faut procéder à des cultures du lait de toutes les vaches de remplacement et des génisses au vêlage afin de déceler la présence de Mycoplasma, de Strep. agalactiae et de Staph. aureus. À l’achat d’un troupeau, il est sage procéder à des cultures de toutes les vaches soupçonnées d’être atteinte d’une mammite ainsi que du lait en vrac.
 
Parfois, la maladie peut surgir soudainement dans un troupeau non infecté jusque là sans l’introduction d’animaux de remplacement. Les mycoplasmes se retrouvent souvent dans les voies respiratoires de vaches semblant tout à fait normales; les microorganismes peuvent se déplacer des poumons vers la glande mammaire. Les flambées de mammite à mycoplasmes ont été associées à la présence de troubles respiratoires chez les veaux, les génisses et les vaches logeant dans des étables mal ventilées. De jeunes veaux ayant consommé du lait de vaches dont les glandes mammaires sont infectées à Mycoplasma sont prédisposés aux infections respiratoires qui peuvent persister pendant plusieurs mois.
Lorsqu’un troupeau est soupçonné d’être touché par la mammite à mycoplasmes selon les antécédents et les signes cliniques observés, il faut procéder à des cultures afin d’établir la nature exacte de l’infection. Les infections à mycoplasmes peuvent être compliquées par des infections bactériennes courantes concomitantes.
 
Sommaire - Contrôle de la mammite contagieuse
 
1. Préparer les trayons correctement en vue de la traite
Le pis doit être sec et les trayons doivent être lavés et séchés avant la pose de la trayeuse à l’aide de serviettes de papier jetables ou de chiffons individuels qui ont été lavés et séchés après chaque traite.
 
2. Utiliser du matériel de traite de taille adéquate et en bon état de fonctionnement
Utiliser la trayeuse de la bonne façon sur des vaches préparées correctement. Éviter l’admission inutile d’air dans les manchons-trayeurs lors de la pose, du délaitage à la machine et de la dépose de la trayeuse car cela peut provoquer des fluctuations du vide.
 
3. Désinfecter les trayons
Utiliser un produit efficace après chaque traite. La désinfection des trayons après la traite représente la pratique la plus efficace pour la réduction du taux de nouvelles infections intramammaires causées par des agents pathogènes contagieux.
 
4. Évaluer les cas de mammite cliniques afin de décider du traitement à adopter
La plupart des cas de mammite clinique autres que ceux qui sont causés par Strep. agalactiae sont relativement peu touchés par les traitements antibiotiques durant la lactation. Travaillez de concert avec le médecin vétérinaire du troupeau afin d’élaborer un protocole d’intervention pour les cas de mammite clinique légers, modérés et graves.
 
5. Traiter les vaches taries
Traiter chaque quartier de chaque vache au tarissement avec une dose unique d’un produit commercial homologué pour le traitement des vaches taries.
 
6. Envisager la réforme de vaches atteintes d’infections chroniques
Les vaches infectées à Strep. agalactiae, Staph. aureus ou Mycoplasma spp. représentent un risque pour les vaches non infectées du troupeau.
 
7. Garder un troupeau fermé
S’il faut acheter de nouveaux animaux, procéder à des cultures de leur lait avant de les intégrer au troupeau.
 
8. Élaborer un programme dynamique de qualité du lait de concert avec le médecin vétérinaire du troupeau
Objectifs réalisables de contrôle de la mammite contagieuses : 0 % de vaches infectées à Strep. agalactiae et Mycoplasma spp.; et moins de 5 % de vaches infectées à Staph. aureus.
 
Traduit de : A Practical Look at Contagious Mastitis. Source : www.nmconline.org. Traduit par le Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine – www.reseaumammite.org

 





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