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Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine
 

Nos publications  I  Capsules mammite 

9. Pourquoi le risque de mammite est-il plus grand au tarissement?

 Au tarissement de la vache, on pourrait croire que le risque de mammite est beaucoup moins grand que pendant les derniers 305 jours qu’elle a passés en lactation, mais ce n’est pas le cas. La bonne nouvelle est qu’en vous attaquant à certains niveaux de risque et en gardant les vaches taries propres et au sec, vous pouvez réduire grandement le risque véritable au sein de votre troupeau.
 
Durant la lactation, le taux généralement accepté de prévalence de la mammite est de 20 % des vaches (ou une sur cinq). Croiriez-vous qu’un quartier sur cinq peut être le site d’une nouvelle infection durant le tarissement! Le risque n’est pas uniforme durant toute la période du tarissement. Les deux moments de plus grand risque sont tout de suite après le début du tarissement et juste avant le vêlage. Mais le risque est certainement plus élevé, et ce phénomène s’explique par différentes raisons. Pour mettre un peu d’ordre dans tout cela, il vaut mieux envisager (1) le troupeau; (2) la vache; (3) le quartier; et enfin (4) l’extrémité des trayons.
 
Troupeaux et vaches
Il y a évidemment des différences d’un troupeau à l’autre relativement à la régie du tarissement, qu’il s’agisse du recours aux antibiotiques, aux vaccins ou aux scellants à trayons, ou encore de l’endroit où les vaches taries sont logées. Les vaches taries doivent être gardées dans des lieux propres et secs car les principaux types de bactéries à l’origine d’infection durant le tarissement sont environnementaux (streptocoques et coliformes). Au plan de la vache, le risque lié à un animal donné dépend de sa production laitière, de ses antécédents en matière de mammite clinique, de son âge et de son CCS.
 
Le véritable risque : le quartier et le trayon
Le véritable risque et donc le site d’intervention idéal se trouve au niveau du quartier et de l’extrémité des trayons. Lorsque la vache est tarie, vous cessez de la traire deux ou trois fois par jour et dans un certain sens, c’est une bonne chose; le risque qu’elle contracte une mammite contagieuse des mains d’un responsable de la traite ou par une trayeuse est diminué. Mais quelles autres interventions cessez-vous au même moment? Vous cessez également de nettoyer et de préparer les trayons deux ou trois fois par jour. La pression bactérienne est généralement plus élevée sur les trayons. L’interruption de la traite exige aussi un certain temps avant l’involution du pis. Tout de suite après le tarissement, la pression augmente à l’intérieur du pis, il peut y avoir des fuites de lait et les concentrations de substances chimiques et de cellules à l’intérieur du pis qui combattent normalement les infections sont diluées. Cette période de risque peut durer de 14 à 21 jours. C’est aussi le cas tout juste avant le vêlage, alors que la vache refait son pis qui se remplit de colostrum.
 
Quant à l’extrémité des trayons, il s’agit de la première ligne de défense de la vache. La présence de fissures ou de lésions à l’extrémité des trayons accroît le risque d’infection. De plus, on pensait que le tarissement était une période sans danger puisque chaque trayon produit naturellement de la kératine qui forme un bouchon cireux dans le canal du trayon. Récemment, on a réalisé qu’à travers le monde, la formation d’un tel bouchon ne survient pas dans près de 25 % des trayons. Une fois que les bactéries pénètrent par une fissure à l’extrémité du trayon et se déplacent le long du canal non protégé par un bouchon, elles peuvent facilement se multiplier dans le pis qui constitue un environnement favorable à leur croissance. La bonne nouvelle à travers tout cela, c’est qu’en vous attaquant à chacun de ces niveaux de risque, et en gardant les vaches taries propres et au sec, vous pouvez réduire grandement le risque véritable au sein de votre troupeau.
 
Source : Dr Randy T. Dingwell, DVM, DVSc., Holdrege Veterinary Clinic, Holdrege, Loomis, Nebraska.




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