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Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine
 

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5. Gestion du tarissement et susceptibilité aux nouvelles infections intramammaires

Chercheur principal : Pierre Lacasse, Agriculture et Agroalimentaire Canada
Collaborateurs : Xin Zhao, McGill University, Brian Talbot, Université de Sherbrooke
Étudiants : Séverine Ollier, Agriculture et Agroalimentaire Canada, Benjamin Poncon, Université McGill

Avec une production de lait de plus en plus élevée, le tarissement devient tout un défi pour la santé des vaches. Des vaches fortement productrices sont taries alors qu’elles continuent de produire d’importantes quantités de lait. L’accumulation de lait dans le pis ainsi que la perte de lait par les trayons permettent aux micro-organismes de facilement envahir la glande mammaire. Par conséquent, les chances d’acquérir une nouvelle infection intramammaire durant le tarissement augmentent rapidement avec le niveau de lait présent dans la glande mammaire juste avant le tarissement. Il est donc impératif de développer des stratégies visant à réduire le niveau de production de la vache avant le tarissement.

Réduire l’apport nutritionnel de la vache juste avant le tarissement permet de diminuer la production de lait. Plusieurs producteurs ont d’ailleurs adopté cette pratique dans leur routine de tarissement. Cependant, il est possible que le gain visé par cette pratique soit surpassé par les perturbations métaboliques causées par la restriction alimentaire. L’équipe de recherche a mis au point une nouvelle méthode de tarissement : le blocage du signal hormonal qui régit la production laitière via l’injection d’une molécule inhibitrice.

Une expérience a été conduite chez 24 vaches en fin de lactation. Ces vaches étaient soit :

  1. gardées sur la diète habituelle de lactation jusqu’au tarissement,
  2. mises sur une diète restreinte 5 jours avant le tarissement ou
  3. gardées sur diète habituelle, mais mises sur protocole d’injections d’une molécule inhibitrice de la prolactine.

Une diminution de la production lactée a été observée autant dans le groupe 2 que le groupe 3. Les concentrations dans le lait de deux marqueurs d’involution mammaire ont augmentées plus rapidement chez les vaches des groupes 2 et 3 que celles du groupe contrôle. La restriction alimentaire a effectivement causé des perturbations métaboliques tandis que les cellules somatiques ont augmenté plus rapidement dans le lait des vaches sous injections, ce qui pourrait être bénéfique dans la prévention de nouvelles infections intramammaires. L’évaluation des paramètres immunologiques est en cours.
 





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