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Notre recherche I Nos projets de recherche Étude de l’incidence et de la surveillance des nouvelles infections du pis Chercheur principal : Ian Dohoo, University of Prince Edward Island
Collaborateurs : Daniel Scholl, Université de Montréal, Henrik Stryhn, Greg Keefe et Jim Bellamy, University of Prince Edward Island, Herman Barkema, University of Calgary, David Kelton et Ken Leslie, University of Guelph
Étudiants : Signa Andersen, Chris Calloway et Kristen Reyher, University of Prince Edward Island, Simon Dufour, Université de Montréal
La mammite est causée par une variété de bactéries dont les sources sont nombreuses : fumier et litière, sol et pâturages, autres animaux, etc. Or, l’application de certaines pratiques de gestion à l’étable peut aider à prévenir et à contrôler cette maladie mais il est difficile de savoir hors de tout doute quelles pratiques fonctionnent le mieux, sous quelles conditions et pour quelles bactéries. Pour mieux connaître les différents types de mammite et les bactéries responsables, il faut procéder à la culture bactériolo
Objectif 1. Déterminer la fréquence des nouvelles infections du pis et identifier les espèces bactériennes qui causent ces infections
La mammite est une infection étudiée depuis de nombreuses années et il semble qu’au niveau des laboratoires, plusieurs définitions soient utilisées pour confirmer la présence d’une infection intramammaire. Afin de faciliter et d’harmoniser l’interprétation des cultures bactériologiques, l’équipe de recherche a testé diverses définitions d’infection intramammaire. En conclusion, à partir de trois échantillons de lait récoltés à une semaine d’intervalle, il y a infection si un agent pathogène est isolé en culture avec au moins 100CFU/mL ou si le même agent pathogène est isolé au moins deux fois à l’intérieur des trois semaines. Toutefois, à partir d’un seul échantillon de lait récolté, une infection doit être considérée dès la simple présence d’un agent pathogène en culture. Il a également été démontré que la performance des cultures d’échantillons composites, plutôt que des échantillons de quartiers, pour la surveillance de routine de plusieurs agents pathogènes reste adéquate. Ces définitions seront utilisées pour étudier la fréquence à laquelle de nouvelles infections surviennent dans la période qui entoure le vêlage, au cours de la lactation, en pré-tarissement et en période de tarissement.
Objectif 2. Tester des méthodes alternatives pour surveiller la fréquence des infections du pis
La mammite soulève plusieurs questions auxquelles les chercheurs n’ont pas encore réponse, faute de données pertinentes. Grâce à la banque de données étoffée du RCRMB et à l’aide de modèles mathématiques complexes, les chercheurs étudieront les interactions qui existent entre les quartiers sains et les quartiers malades et entre les différentes bactéries responsables de la mammite. Ces travaux permettront de mettre au point des protocoles pratiques pour le diagnostic de la mammite à partir des données disponibles tout en bonifiant les divers outils existants pour la surveillance de la mammite d ans les troupeaux.
L’équipe s’est penchée sur les interactions existant entre les bactéries dites mineures et les bactéries majeures. D’après la recherche en cours, l’infection par des staphylocoques à coagulase négative joue un rôle très faible ou nul dans la protection des quartiers envers une infection à Staphylococcus aureus.
Nos connaissances sur la mammite sont essentiellement basées sur des études de prévalence. Dans ce type d’étude, les résultats obtenus présentent le portrait du troupeau à un moment bien précis. On pourrait par exemple conclure à une association entre l’utilisation d’un traitement antibiotique au tarissement et la réduction de la mammite dans le troupeau, mais on ne pourrait pas savoir si le traitement aide à prévenir l’apparition de nouvelles infections ou s’il diminue la durée des infections. Cette information est importante puisque c’est par la prévention des nouvelles infections qu’on peut réellement espérer contrôler la mammite dans un troupeau. C’est pourquoi des études d’incidence – sur une longue période de temps - sont cruciales. Et grâce à la Cohorte nationale des fermes laitières, le RCRMB a en main toutes les données nécessaires pour la réalisation d’un projet de cette envergure. Un questionnaire développé pour recueillir les informations sur les pratiques de gestion à la ferme auprès des producteurs de la Cohorte et pour établir les facteurs de risque de mammite a été validé pour son contenu et son équivalence anglais/français. Ce questionnaire a le potentiel de devenir un outil standard international de recherche en épidémiologie de la mammite. Il est la base du travail sur les facteurs de risque. L’évaluation des divers facteurs de risque est en cours.
Impacts & retombées
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