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Notre recherche I Nos projets de recherche Chercheurs principaux : Brian Talbot, Université de Sherbrooke et Pierre Lacasse, Agriculture et Agroalimentaire Canada
Collaborateurs : François Malouin, Université de Sherbrooke, Moussa Sory Diarra, Agriculture et Agroalimentaire Canada - Agassiz, Andrew Potter, Philip Griebel et Jose Perez-Casal, VIDO - University of Saskatchewan
Étudiantes : Marie Rivest, Myriam Lafrance et Geneviève Labonté, Université de Sherbrooke
La mammite est une inflammation du pis souvent causée par la bactérie Staphylococcus aureus. Comme la séquence génomique de S. aureus est maintenant connue, cela ouvre la porte à une toute nouvelle sélection d’antigènes qui peuvent constituer de nouvelles armes pour lutter contre cette bactérie. Objectif 1. Identification d’un mélange d’antigènes et d’adjuvants pouvant servir de vaccin pour assurer la protection contre la mammite à S. aureus
À partir du génome de S. aureus, plusieurs protéines essentielles à la survie de la bactérie ont été identifiées comme cibles potentielles pour la production de vaccins. Or, ce n’est pas uniquement le choix de ces protéines qui assurera le succès d’un vaccin mais aussi le choix du bon adjuvant. Les adjuvants sont des produits mélangés avec l’antigène et qui ont un effet multiplicateur sur la réponse immunitaire de l’hôte suite à l’administration du vaccin.
Dans un premier temps, l'équipe a établi le bon mélange de protéines cibles pour la création d’un vaccin efficace. Quatre protéines ont été identifiées et pour accroître l’efficacité du vaccin, on a tester également l’ajout d’une partie de l’ADN de la bactérie à la formulation expérimentale.
Objectif 2. Évaluation de l’efficacité de plusieurs formulations du vaccin chez la souris Objectif 3. Évaluation de la réponse immunitaire et de l’efficacité des formulations optimisées du vaccin chez la vache
L’injection du vaccin expérimental a provoqué une réponse immunitaire significative. Toutefois, cette réponse n’a pas été suffisante pour protéger adéquatement les animaux d’une infection à S. aureus. Quatre hypothèses ont été soulevées pour expliquer ce résultat :
1. Les anticorps produits par les taures vaccinées n’avaient aucun effet sur le pouvoir d’infection de S. aureus. 2. La concentration d’anticorps dans le lait n’était pas suffisante pour prévenir l’infection considérant que la quantitié d’anticorps dans le lait était entre 10 et 100 fois inférieure à celle du sang chez des souris vaccinées. 3. Avant même d’avoir été vaccinées, les taures avaient déjà des anticorps contre S. aureus dans leur sang, ce qui aurait causé la production d’anticorps non-protecteurs suite à la vaccination. 4. La réponse vaccinale a été dirigée vers l’activation d’une seule composante de la réponse immunitaire Impacts & retombées
Après trois années de recherche, Brian Talbot n’a pu mettre au point un vaccin assez efficace pour protéger adéquatement les vaches d’une infection causée par S. aureus. Les activités de ce projet dans le cadre du programme de recherche du RCRMB se sont terminées en 2009. Toutefois, comme les résultats sont prometteurs, le chercheur poursuit sa recherche grâce à d’autres sources de financement. Pour plus d’information, veuillez contacter directement le Dr Brian Talbot. |
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