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Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine
 

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Stratégies de vaccination pour accroître l’immunité contre Staphylococcus aureus

Chercheur principal : Andrew Potter, Vaccine and Infectious Disease Organization (VIDO), University of Saskatchewan
Collaborateurs : Philip Griebel et Jose Perez-Casal, VIDO – University of Saskatchewan
Étudiants : Christopher Luby, University of Saskatchewan, Oudessa Kerro Dego, University of Tennessee
 
Le but de ce projet était de développer de meilleures méthodes pour accroître la défense immunitaire de la glande mammaire contre la mammite causée par S. aureus. Le développement de vaccins capables de générer une protection globale contre S. aureus requiert non seulement l’identification des antigènes produits par les différentes souches mais également une formulation et un mode d’administration appropriés pour maximiser la réponse immunitaire.

Pour accroître l’efficacité des vaccins, il faut envisager de nouvelles avenues : une formulation avec de nouveaux adjuvants, de nouvelles routes d’administration et des antigènes plus spécifiques. Ces nouvelles voies ont le potentiel d’amplifier la réponse immunitaire des bovins ce qui allongerait la durée de la protection et réduirait le besoin de revacciner. La beauté de ces nouvelles stratégies est qu’elles s’appliquent aussi aux autres vaccins couramment utilisés.

Pour optimiser la réponse immunitaire
Les cytokines sont des molécules produites en réponse à la présence de microbes ou d’antigènes. Une fois qu'elles ont répondu à l' antigène, elles stimulent les cellules responsables du déclenchement des défenses immunitaires. Comprendre leur fonctionnement est essentiel pour savoir comment optimiser la réponse immunitaire.

Objectif 1. Optimisation de l’ampleur des réponses immunitaires
Les vaccins sont communément composés de bactéries tuées ou de produits bactériens qui donnent une protection générale contre une variété de souches. Or, pour obtenir des vaccins plus efficaces, il serait intéressant de substituer les produits habituellement utilisés par des fragments, des protéines ou d’autres constituants de la bactérie cible ou par une partie de son ADN comme antigène.
 
Objectif 2. Optimisation de l’immunité locale de la glande mammaire
La plupart des vaccins contre S. aureus sont composés d’adjuvants traditionnels et administrés par injection sous-cutanée ou intramusculaire à des endroits éloignés de la glande mammaire. Le vaccin stimule le système immunitaire général mais ce n’est pas optimal pour la glande mammaire. Cette partie du projet a testé de nouveaux sites d’injection et de nouveaux modes d’administration.
 
Objectif 3. Mise à l’épreuve d’un vaccin à base d’ADN
L’équipe de chercheurs a procédé à la caractérisation d’un nouvel antigène à base d’ADN de la bactérie dans le but de procurer une protection plus efficace contre la mammite à S. aureus. Une expérience sur des moutons avec diverses souches de S. aureus a révélé des réponses immunitaires différentes en ce qui à trait aux cytokines. Cette expérience a permis de mieux comprendre le rôle de ce nouvel antigène.
 
Impacts & retombées
  • Les résultats finaux de cette étude ont montré qu’un vaccin contenant moins d’antigènes et utilisant un mode d’administration sans aiguille était aussi efficace qu’un vaccin traditionnel administré sous la peau. L’utilisation de ces nouvelles formulations de vaccin pourra se traduire par de plus longues durées d’immunisation, une fréquence réduite des vaccinations et des produits plus sûrs car contenant moins d’antigènes.
  • Une nouvelle protéine retrouvée chez S. aureus a aussi été identifiée comme un important facteur de virulence et pourrait être ciblée pour de nouveaux vaccins.




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