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Notre recherche I Nos projets de recherchee Chercheur principal : Greg Keefe, University of Prince Edward Island
Collaborateurs : Ian Dohoo, University of Prince Edward Island, Herman Barkema, University of Calgary, Randy Dingwell, Holdrege Veterinary Clinic, Nebraska, Jean-Philippe Roy et Luc DesCôteaux, Université de Montréal, Ken Leslie et David Kelton, University of Guelph
Étudiantes : Jennifer McCarron, Kimberley Ryan MacDonald, University of Prince Edward Island
Au Canada, le traitement de la mammite compte pour la moitié de tous les antibiotiques utilisés par les producteurs laitiers. De plus, le traitement de la mammite clinique n’est pas toujours justifié en raison du taux de guérison spontanée élevé de certaines mammites et de la faible efficacité des traitements antibiotiques contre certaines bactéries, telle qu’E. coli. Ce projet visait à déterminer si l’utilisation d’un outil d’identification rapide des bactéries de la mammite à la ferme permettait des décisions thérapeutiques favorisant une rationalisation de l’usage des antibiotiques sans compromettre la santé de la vache ou celle du troupeau.
Ce projet s'est déroulé dans les fermes de la Cohorte nationale des fermes laitières. Chaque cas de mammite clinique était attribué aléatoirement soit à la mise en culture à la ferme du lait avec le test PetrifilmTM ou au traitement immédiat avec l’antibiotique Cefa-Lak®. Si les résultats du test PetrifilmTM démontraient une croissance de bactéries à Gram positif, ces vaches recevaient un traitement antibiotique 24 heures plus tard. Au total, 997 cas de mammite ont été recensés.
La réalisation du test de culture à la ferme requiert du producteur ou de la personne désignée une formation et une certaine habileté pour interpréter les résultats. Pour chaque test PetrifilmTM réalisé à la ferme, un autre test PetrifilmTM était réalisé en laboratoire à partir du même échantillon afin de vérifier s’il y avait des différences dans l’interprétation des résultats. Ainsi, les fermes ayant utilisé le test PetrifilmTM plus d’une fois par mois ont développé une meilleure habileté pour interpréter les résultats. Les résultats indiquent que le niveau de réduction des antibiotiques dépend du profil bactérien mammaire du troupeau. En moyenne, une réduction de près de 35% de l’utilisation des antibiotiques chez les fermes participantes a été observée et ce, sans effet négatif à court terme sur la santé de la glande mammaire. L’analyse économique a montré un avantage financier de l’utilisation du test (558$ par cas de mammite contre 581$ pour le groupe contrôle) pour autant que le diagnostic effectué à la ferme soit correct. Les coûts montent cependant à 623$ pour un faux-positif et 705$ pour un faux-négatif.
Impacts & retombées
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