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Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine
 

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Quelques commentaires sur les mammites à mycoplasmes

La prévalence des mammites à mycoplasmes semble en augmentation dans différentes régions du monde. Certaines personnes estiment qu’aux États-Unis les pertes reliées aux mammites à mycoplasmes s’élèvent à plus de 108 millions de dollars. Il n’existe que très peu de données sur l’importance des mammites à mycoplasmes au Canada et plus particulièrement au Québec. Une récente étude réalisée à l’Île-du-Prince-Édouard a montré qu’environ 2 % des troupeaux laitiers avait une culture du lait de réservoir positive pour les mycoplasmes. Au Québec, en 2007-2008, de nombreux cas de mammites à mycoplasmes ont été rapportés au ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ). Jusqu’à présent, on considérait principalement que la glande mammaire se contaminait lors de la traite à partir du lait contaminé d’une autre vache comme le fait Staphylococcus aureus. Toutefois, les récentes épidémies de mammites à mycoplasmes ont montré que d’autres modes de contamination sont possibles et qu’il reste à les découvrir.

Quand doit-on suspecter une mammite à mycoplasmes?
Un problème de mammite à mycoplasmes doit être suspecté dans un élevage quand on est confronté à : 
  1. Une mammite clinique sévère résistante aux antibiotiques avec peu de répercussions dans l’organisme;
  2. Une mammite qui touche plus d’un quartier;
  3. Une diminution marquée de la production de lait et des sécrétions mammaires anormales;
  4. Le tout associé à l’introduction récente d’un nouvel animal dans l’élevage.

Les animaux atteints de mammites à mycoplasmes peuvent présenter des signes d’infection ailleurs dans leur organisme, et particulièrement aux articulations et aux poumons. Il faut également vérifier pour la présence possible de mammite à mycoplasmes chez les vaches adultes lors de problèmes importants de pneumonies, otites ou arthrites à mycoplasmes chez les veaux, et ceci d’autant plus s’ils sont nourris avec du lait entier provenant des vaches du troupeau.  Le diagnostic final repose sur la découverte de mycoplasmes par une culture bactérienne ou par un test « PCR » sur un prélèvement de lait frais.

Il n’existe aucun traitement pour les mycoplasmes. Les animaux positifs doivent être considérés comme porteurs à vie et donc, réformés. Pour plus d’information sur cette situation, consultez le Bulletin zoosanitaire No. 58, juillet 2008, produit par le MAPAQ au : www.mapaq.gouv.qc.ca.
 
Tiré du texte de conférence présenté le 30 octobre 2008 par Daniel Scholl au Symposium sur les bovins laitiers.

 





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