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Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine
 

Tout sur la mammite I Diagnostic

Matériel I Moment de prélèvements I Préparation du pis et des trayons I Prélèvement d'échantillons I Manutention et entreposage des échantillons

Procédures de prélèvement d'échantillons de lait
 
Des techniques rigoureusement aseptiques doivent être utilisées pour le prélèvement d’échantillons de lait afin d’éviter la contamination par les nombreux microorganismes présents sur la peau des flancs, du pis et des trayons de la vache, sur les mains de l’échantillonneur et dans l’étable. Les procédures suivantes visent à réduire le risque de contamination durant le prélèvement d’échantillons.

Matériel
 
On peut utiliser des fioles stériles de verre ou de plastique jetables munies d’un bouchon hermétique à enfoncer ou à visser. Il est habituellement plus facile de manipuler des fioles d’au moins 15 ml, mais on peut avoir recours à de plus petits formats. Pour la stérilisation des fioles de verre, il faut ouvrir ou desserrer le bouchon durant le passage à l’autoclave, puis le remettre en place une fois que les fioles ont refroidi. Il faut indiquer la vache et le quartier sur les fioles à l’aide d’un marquer indélébile. Utiliser un râtelier approprié afin de faciliter la manutention des fioles.
 
Moment des prélèvements
 
Les prélèvements peuvent être effectués avant ou après la traite, ou encore dans l’intervalle entre deux traites. Le moment choisi devrait être celui qui convient le mieux en fonction des conditions de régie du troupeau en cause. Toutefois, s’il faut procéder à une numération des cellules somatiques ou à un test de dépistage qui dépend de la composition cellulaire du lait, il importe de réaliser que si le prélèvement est effectué immédiatement après la traite et pendant les six heures suivantes, le résultat sera plus élevé que si le prélèvement est effectué juste avant la traite. Par conséquent, pour être en mesure de comparer les résultats de la numération des cellules et des tests de dépistage, les prélèvements devraient toujours être effectués au même moment relativement à la traite.
 
Préparation du pis et des trayons
 
Le pis et plus particulièrement les trayons doivent être propres et secs avant le prélèvement d’échantillons. Commencer par tirer et éliminer quelques jets de lait afin de réduire le nombre de bactéries présentes dans le canal de chaque trayon. Les trayons propres n’ont pas à être lavés, mais il faut retirer la poussière, la litière et la terre en brossant la surface avec une serviette de papier sèche. Si les trayons sont sales, les laver préférablement avec une serviette de papier propre et une solution désinfectante, puis les assécher avec une seconde serviette de papier. Accessoirement, surtout lors d’études de recherche, certains préfèrent procéder au trempage des trayons dans un germicide, comme une solution à 1 % d’iodophore ou à 4 % d’hypochlorite, avant de prélever l’échantillon. Les trayons trempent dans le germicide de 20 à 30 secondes et doivent ensuite être essuyés avec une serviette de papier sèche.

L’extrémité de chaque trayon est ensuite frotté vigoureusement avec une compresse de coton ou de gaze humectée (mais non détrempée) avec de l’alcool éthylique ou isopropylique à 70 %. L’alcool est l’antiseptique de choix car il s’évapore rapidement et ne contribue aucun résidu bactéricide à l’échantillon de lait. Utiliser une nouvelle compresse pour chaque trayon. Le frottage devrait se poursuivre jusqu’à ce que la surface d’une nouvelle compresse demeure propre. Il peut être nécessaire d’utiliser plus d’une compresse pour nettoyer convenablement l’extrémité d’un trayon. Afin d’éviter la recontamination des trayons pendant le frottage, frotter d’abord les trayons du côté éloigné du pis, puis ceux du côté rapproché. Lorsque deux séries d’échantillons doivent être prélevés, comme l’exigent certains protocoles de recherche, l’extrémité des trayons doit être frottée une seconde fois après le prélèvement du premier échantillon et avant le prélèvement du second.

Prélèvement d’échantillons

Afin de réduire le risque de contamination du trayon durant le prélèvement d’échantillons, prélever un échantillon des trayons les plus rapproché d’abord, puis des plus éloignés. Enlever le bouchon de la fiole, et sans toucher à sa surface intérieure, tenir le bouchon de façon à orienter sa surface intérieure vers le bas. Tenir la fiole le plus à l’horizontale que possible, orienter le trayon à l’horizontale et diriger le jet de lait dans la fiole. Ne pas laisser le bouchon ou la fiole entrer en contact avec l’extrémité du trayon. Un échantillon de 3 ou 4 ml est habituellement suffisant. Afin de réduire le risque de contamination, prélever chaque échantillon et reboucher la fiole le plus rapidement possible.
 
Il est habituellement préférable de prélever et d’analyser des échantillons provenant de chaque quartier, mais dans le cas de grands troupeaux, il peut s’avérer avantageux de prélever des échantillons composites pour chaque vache. Une fois les trayons préparés et désinfectés tel qu’indiqué précédemment, tirer des volumes égaux de chacun des quatre quartiers dans une même fiole. Dans le cas d’échantillonnage composite, il est particulièrement important de procéder rapidement aux prélèvements afin de réduire le risque de contamination.
 
Manutention et entreposage des échantillons

Une fois les échantillons prélevés et disposés dans un râtelier pour plus de commodité, ils devraient être conservés dans une glacière à 5 °C. En laboratoire, les cultures devraient être réalisées immédiatement, ou alors les échantillons rangés à 4 ou 5 °C après quoi les cultures devraient idéalement être faites dans les 24 heures. Toutefois, l’isolement de la majorité des staphylocoques et des streptocoques n’est pas grandement touché par l’entreposage des échantillons à 4 °C pendant une période allant de une à six semaines. Le genre Nocardia est une exception à cette règle générale, puisque l’entreposage d’échantillons pendant à peine quelques heures ou la congélation peuvent réduire la probabilité d’isoler ces organismes. Pour Escherishia coli, le nombre de résultats positifs peut diminuer après congélation des échantillons. Les échantillons qui ont été congelés ne peuvent servir à la numération des cellules somatiques.

Traduit de : Procedures for Collecting Milk Samples D'après : "Microbiological Procedures for the Diagnosis of Bovine Udder Infection", 3rd Edition, National Mastitis Council, 1990 Source : www.nmconline.org Traduit par le Réseau canadien de recherche sur la mammite bovine – www.reseaumammite.org .

 





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